Chronique d'une étudiante infirmière

un aperçu de la réalité des services hospitaliers...

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Vendredi 29 mai 2009 (mon anniversaire !) : 8h-15h

Quand j’arrive, je rejoins l’IDE qui m’envoie prendre des tensions, saturations et pouls avec les feuilles de transmission. Le tour est vite fini, je vais faire la toilette de ma patiente, comme hier, et elle me fait des bisous pour me souhaiter mon anniversaire ! Puis l’IDE prend une longue pause avec celle de jour car il n’y a pas énormément de boulot, et moi je bosse mes DDS.

Ensuite, après avoir préparé mon chariot, je vais faire les deux pansements de mes patients pendant que les IDE font les autres soins. C’est donc vite bouclé. C’est cool car elles me laissent faire mes soins toute seule et moi je m’entraîne à faire tout bien en technique sans avoir la pression.

Puis le médecin nous fait le compte-rendu de la visite, les IDE écrivent les transmissions et moi j’en profite pour lui poser quelques questions pour mes DDS auxquelles elle est contente de répondre : c’est bien agréable !

Puis il est déjà midi, nous allons faire chacune un HGT et une insuline puisqu’il y a trois patientes et ensuite, quand tout est rangé, nous allons manger. Nous remontons 45 minutes plus tard pour faire les transmissions à l’IDE d’après-midi et Blandine, pour qui c’est le dernier jour de stage.

Je recherche mes médicaments qui ne sont pas dans le Vidal sur l’ordinateur du service, c’est bien pratique ! Je continue mes démarches (de soins) et mes recherches jusqu’à 15h. Je suis bien avancée : j’ai mes cinq patients, mes cinq recueils de données sont presque terminés, ceci m’aidera à moins stresser pour ma MSP du 10 juin.

Rédigé le 01/06/2009 à 20:48 | Lien permanent | Commentaires (0)

Jeudi 28 mai 2009 : 7h-14h

Comme les jours précédents, on commence le tour à 7h avec l’IDE et Blandine, nous faisons les HGT, insuline, pouls et tension, je fais une prise de sang que je réussis du premier coup, on transmet, et j’affine mes choix sur les patients que je pourrais prendre en charge. Du coup, je vais faire la toilette (au lavabo) d’une patiente qui a aussi un pansement que je referais juste après, c’est une première approche pour la prendre en charge. Puis je pense aussi prendre en charge sa voisine de chambre qui n’a pas beaucoup de problèmes de santé et c’est plus pratique de par leur proximité. Je choisis aussi une patiente diabétique à qui il faut faire des HGT et insuline trois fois par jour, ainsi que sa voisine de chambre encore une fois, qui a, elle aussi, une prise en charge assez légère car peu de problèmes de santé. Enfin, je choisis un patient qui a un pansement à faire tous les deux jours. Voilà mes cinq patients.

Après la toilette, nous repartons faire le tour de pansements. Le médecin est pressée donc on se les répartit, Blandine et moi, l’IDE vient nous voir à tour de rôle et fait les plus compliqués et nous finissons assez tôt pour que le médecin fasse le compte-rendu de la visite à l’IDE et parte à temps pour sa réunion. Moi, je commence à bosser sur mes démarches de soins (DDS), nous allons manger puis je fais les HGT et insuline de trois patientes (déjà en train de manger) et je retourne continuer mes DDS.

Je commande une ambulance pour une de mes patientes, lui fait signer l’autorisation, remplis le bon et mets le tout dans une enveloppe pour l’ambulance, même si ce n’est que pour le 5 juin, tout sera prêt. Sur la planification murale, je mets mon nom au-dessus de mes cinq patients puis il est bientôt l’heure de partir, je continuerai tout ça demain.

Rédigé le 28/05/2009 à 15:06 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mercredi 27 mai 2009 : 7h-14h

Quand j’arrive, je prépare un petit chariot qui deviendra « le mien » et avec lequel je suivrai l’IDE pendant mes quarts. Il y a tout le matériel pour faire les soins et de toute façon, ce qui me manque, je le prends sur le chariot infirmier au fur et à mesure.

Nous partons donc faire le tour de soins, nous faisons des HGT, nous injectons de l’insuline, nous prenons des tensions et des pouls, nous faisons des prises de sang (que nous ratons l’infirmière comme moi, il y a des jours comme ça…), nous distribuons les aérosols et prenons des saturations jusqu’à notre petite pause.

Puis nous faisons des pansements, allons voir une patiente qui a une hémorroïde très douloureuse, l’IDE fait une injection sous cutanée à une patiente (que je demanderai de faire si elle doit encore l’être demain) et finissons la matinée sur un pansement d’escarre et l’installation d’un patient dans son fauteuil. Nous redescendons nos chariots, les nettoyons et remplissons, rangeons les feuilles de soins dans les dossiers puis allons manger.

Puis je vais faire les HGT et insuline aux patients (qui mangent déjà…) dans la salle à manger, loin d’être idéal comme organisation surtout que je n’ai pas beaucoup de surface pour poser mon matériel. Puis je fais manger un patient et ensuite je raccompagne une patiente dans sa chambre. Il n’y a plus grand-chose à faire, Blandine et moi nous assoyons dans la salle de soins où les IDE font leurs transmissions et je commence à lire deux dossiers de patients que je pense prendre en charge. Ça ne m’en fait plus que trois à trouver… Je vais commencer mes démarches de soins demain. La MSP est dans deux semaines pile poil !

Rédigé le 27/05/2009 à 15:54 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mardi 26 mai 2009 : 8h-15h

En arrivant, je rejoins l’IDE et l’autre élève, Blandine, qui ont déjà commencé le tour depuis une heure. C’est une infirmière différente de celle d’hier mais gentille et également pointilleuse sur la réalisation des soins techniques, ce qui est super pour moi qui vais être évaluée.

La majorité des soins étant faits, j’assiste à un HGT avec injection d’insuline et une prise de sang d’une patiente que l’IDE dit difficile à piquer mais qui m’a elle-même proposée de m’entraîner sur elle pour sa prochaine prise de sang, jeudi matin. Ça, ce n’est pas courant mais pourtant génial !

Puis nous allons chercher des médicaments dans le bâtiment d’en face, maison de retraite différente mais ayant la même direction et le même fonctionnement… sous la pluie déchaînée ! (dans nos blouses à manches courtes…)

Puis l’IDE de journée arrive (c’est celle d’hier matin) et après une petite pause, nous allons faire les pansements. J’en fais un en technique avec l’IDE et deux élèves qui me regardent (même pas stressée, la fille ! Je progresse !) puis nous allons dans la chambre d’un patient pour lui faire son aérosol et nous le découvrons en détresse respiratoire : dyspnée (difficulté à respirer), tachycardie (pouls accéléré), cyanose aux extrémités du corps (mains et pieds tirant vers le bleu) et avec une saturation à 64% au lieu de supérieure à 90% ! (ce qui représente une très forte désaturation)

Nous lui mettons donc son aérosol et sommes obligées de rester avec lui pour lui tenir les mains et le masque car il se débat et fait tout pour l’enlever. Sa saturation remonte lentement, puis nous le mettons sous oxygène mais le patient retire les lunettes à oxygène systématiquement et nous ne pouvons malheureusement pas rester trop longtemps avec lui. Sa saturation est à 89% quand nous repartons, ce qui est déjà largement mieux. La petite anecdote de ce patient est que sa voisine de chambre est sa femme. C’est super de les voir tous les deux sans que la vieillesse ne les ait séparés, au bout de 60 ans de mariage, ça aurait vraiment été dommage, et pourtant, c‘est malheureusement souvent ce qui arrive aux couples arrivant à cet âge : quand ce n‘est pas la mort qui les a séparés, c‘est la vieillesse et la dépendance…

Puis nous allons assister à une pose de sonde urinaire sur un patient, ce qui est différent et plus risqué que sur une femme. (risque de lésion et d’hémorragie et, pour ce patient qui a un adénome de la prostate, risque d’aggraver et léser l’adénome) La présence d’un médecin dans l’établissement est obligatoire.

Ensuite, j’ai le droit d’aller faire un ECG en solo ! Je prépare l’examen, pose les électrodes, branche tous les câbles et quand tout est prêt, j’appelle l’IDE qui préfère vérifier elle-même, ce qui est compréhensible.

Puis nous allons manger, en même temps que les IDE et nous remontons ensuite au premier étage pour aider l’AS qui est seule avec les 11 patients à les installer à table, leur servir tout ce dont ils ont besoin pour manger et boire, et nous faisons chacune manger un patient. Après en avoir ramené deux dans leur chambre, nous assistons à la fin du compte rendu de la visite et je suis mandatée pour aller prendre une tension par le médecin.

Quand les IDE ont fini d’écrire dans les dossiers et de ranger un peu la salle de soins, nous allons au deuxième étage où je vois une injection IVD (intra-veineuse directe : on injecte le médicament directement dans la veine, comme le nom l’indique) puis elles font les transmissions avec les AS. Apparemment, il n’y a que les AS du deuxième étage alors je ne comprends pas trop, ça m’étonnerait qu’elles fassent ça à chaque étage mais bon… j’en saurais plus quand je serais du soir.

Puis les IDE (celle de journée et celle du soir) sont appelées pour une urgence au rez-de-chaussée (où il y a foule à l’occasion de la venue d’une chorale d’enfants) car une patiente se sent mal, dit se sentir partir et même qu’elle préférerait mourir. Les IDE prennent sa tension, son pouls, sa saturation et sa glycémie, tout est normal, je remonte la patiente dans sa chambre et la recouche, le personnel me dit que c’est normal, que cette patiente dit toujours la même chose, qu’elle ne va jamais bien si on l’écoute, qu’elle est toujours au bord de mourir selon elle-même. En effet, le peu de temps que je reste à parler avec elle, elle me répète ces phrases-là, mais je m’aperçois aussi qu’elle ne veut pas lâcher ma main, je pense qu’elle a surtout besoin de compagnie, en me prenant la main, elle me remercie de l’écouter. Voilà ma rétribution symbolique : la reconnaissance ; et voilà ce que je préfère dans mon statut d’élève : avoir le temps de prendre le temps pour les patients ! Avoir le choix de prendre le temps pour eux, avoir le choix de laisser de côté ce que dit l’équipe et tant pis si je perds du temps parce que la patiente ne veut pas me lâcher, elle a besoin de ce contact et je ne lui refuserai certainement pas. C’est ma raison d’avancer : venir en aide à ceux qui en ont besoin, même si c’est « une petite mémé dans une maison de retraite ». Je me rappelle ce que j’ai dit à mon entretien pour entrer à l’école d’infirmière et c’est en service que cela a le plus de sens, et heureusement qu’il y a les stages pour me le rappeler car avec seulement les cours, la pression des formateurs et des évaluations, il y a de quoi douter et même abandonner, ce que déjà 25 de mes collègues de première année ont fait. Nous ne devons jamais oublier nos motivations à apprendre ce métier, il est si magnifique, si enrichissant !

Il y a rarement des surprises avec les personnes âgées, elles sont souvent à la recherche de la même chose, en tout cas pour celles qui sont en maison de retraite : de la compagnie, quelqu’un pour les écouter et les occuper. Ainsi se termine ma journée.

Rédigé le 27/05/2009 à 15:53 | Lien permanent | Commentaires (0)

Lundi 25 mai 2009 : 7h-14h

J’arrive avec beaucoup moins d’appréhensions que lors des précédents stages grâce à une première visite rassurante deux semaines avant. L’infirmière a commencé son quart une demi-heure avant et les transmissions sont terminées, nous attaquons donc le tour de soins tout de suite.

Ici, il y a une infirmière pour les 95 résidents répartis sur cinq étages (une de matin, une de journée, une du soir et une de nuit) et deux aides soignantes par étage le matin, une par étage l’après-midi et deux en tout la nuit. On retrouve de toutes les pathologies : diabète, hypertension artérielle, ulcères, peu d’escarres avec de la chance, démence et dépendance aussi bien entendu, mais à un niveau moindre que lors de mon premier stage.

Le tour commence par une urgence au cinquième étage. Nous sommes deux élèves à suivre l’infirmière et comme l’autre est dans son tout premier stage, l’IDE explique tout bien avec patience. Une patiente souffrant d’hypertension artérielle (HTA) ne se sent pas bien, elle est en sueur, a une douleur dans la poitrine irradiant dans le dos et une tension (que je prends manuellement) à 22/10, soit très élevée. L’IDE lui fait un ECG et lui donne ses médicaments habituels contre l’HTA. Quand elle va un peu mieux, on va voir les autres patients. Je fais une prise de sang (réussie du deuxième coup) puis une autre (réussie du premier coup !) donc je suis assez fière de moi car je n’en avais pas fait depuis janvier et c’était sur les enfants. Je fais aussi des HGT (hémo-gluco-tests : piqûre dans le doigt pour connaître la glycémie) et injections d’insuline avec les transmissions qui vont avec. Après avoir fait ces soins aux résidents des cinq étages (prises de sang, HGT, insuline, prise de tensions…) et une toute petite pause, c’est la tournée des pansements. J’en fais un avec l’IDE qui m’évalue puis un toute seule car on n’est pas en avance, sans oublier mes transmissions. Ce qui est super, c’est qu’elle insiste bien pour qu’on fasse chaque soin en technique, d’autant plus qu’elle sait que je vais être évaluée alors ça m’entraîne bien.

Après cette tournée là, on va faire les HGT et insuline aux patients (qui sont déjà en train de manger vu qu‘on a du retard…) puis on va manger l’autre étudiante et moi pendant que l’IDE fait la visite avec le médecin. Puis nous retournons dans la salle de soins où le médecin fait le compte rendu de la visite à l’IDE d’après-midi (qui retranscrit tout dans les dossiers des patients, fait les bons de labo, etc… et le médecin signe les prescriptions). Puis l’heure vient pour nous de partir.

Cette journée s’est très bien passée et surtout très rapidement ! Moi qui ai travaillé pendant les vacances de Pâques et les week-ends depuis dans une clinique où on fait les 12 heures, là je trouve ça très facile, surtout pour mon genou (qui va se refaire opérer mi-août…). Mes appréhensions sont donc envolées. (pour l’instant car je sais qu’elles reviendront au galop peu avant ma MSP !)

Rédigé le 27/05/2009 à 15:52 | Lien permanent | Commentaires (0)

stage n°8

Me voilà partie pour mon deuxième (et dernier de ma formation) stage de gériatrie, dans un lieu différent car la première fois, j’étais dans une résidence hospitalisée pour personnes âgées, et là il s’agit d’une maison de retraite, donc avec un personnel soignant et des soins mais des résidents en moyenne un peu plus autonomes, et plus de moyens car c’est le privé.

Rédigé le 27/05/2009 à 15:51 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mercredi 1er avril 2009 : 13h-20h

J’arrive en forme pour ma dernière journée et avec des petits gâteaux pour l’équipe. Charlotte et moi papotons jusqu’à ce qu’elle parte, je montre à une maman comment faire le soin du cordon et c’est bientôt l’heure du point. C’est une autre équipe aujourd’hui et la réunion es un peu plus dynamique et plus rapide. Je réponds aux sonnettes puis le point se termine et je vais faire les deux sorties avec l’AS.

Vers 16h, on débute le tour de soins. Je reste avec l’infirmière pour refaire quelques soins d’épisiotomie et surtout pour éviter de m’ennuyer. Il y a pas mal de patientes, trois césariennes, des perfusions donc des produits à y mettre donc je suis bien occupée. Je descends une patiente à l’échographie et nous finissons le tour vers 18h15.

Je retourne à la nurserie, je garde une petite et la prends dans mes bras car elle n’arrête pas de pleurer, la pauvre petite puce, ses parents disent qu’elle a des coliques. Puis un papa vient faire le premier change de son (premier) enfant. Là, ça devient comique. La maman a eu une césarienne donc elle ne peut pas se lever le premier jour. Je lui explique tout ce qu’il doit faire au fur et à mesure, mais le plus drôle est qu’il a une peur bleue de « casser » son fils. Malgré mes rassurements, il ose à peine le toucher et le déshabiller. Finalement, c’est moi qui lui nettoie les fesses, lui remet une couche et lui fais le soin du cordon et il lui remet sa grenouillère. L’AP arrive et lui donne des petits trucs pour retourner son bébé plus facilement (quand il faut le déshabiller par exemple) ou le prendre en lui soutenant la tête, elle a l’air plus convaincante que moi !

La relève IDE arrive, ce sont les transmissions, je lis un peu une revue de maternité puis je dis au revoir à l’équipe, la fin de mon stage est arrivée. Mais demain, j’amène les papiers pour faire des remplacements d’AS si besoin alors je risque de revenir.

J’ai adoré ce stage, il m’a beaucoup apporté, surtout sur le plan personnel, comme je l’ai déjà dit, il m’a rassurée et même donné envie ! Mais je sais très bien tout ce qu’un enfant apporte, bienfaits comme inconvénients et je suis décidée à prendre mon temps, en tout cas je veux finir mes études avant d’avoir un bébé. Pour le reste, comme on dit : qui vivra verra !

Rédigé le 02/04/2009 à 17:20 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mardi 31 mars 2009 : 13h-20h

J’arrive, on ne fait pas grand-chose, je réponds aux sonnettes, puis c’est le point. Ça traîne en longueur parce que ça ne parle presque pas des patientes dont on devrait parler. Même pendant le point, je réponds aux sonnettes. Puis je vois qu’un cours de préparation à l’accouchement commence alors je demande à y participer sans même que le point soit fini car l’équipe papote de tout sauf des patientes.

C’est sur la relaxation, la respiration, se préparer avant l’accouchement. La sage-femme répond à toutes les questions des patientes puis on fait la pratique. On se relaxe, on ferme les yeux, on se laisse guider par sa voix, c’est en effet très relaxant… Difficile de retourner bosser après !

Je montre à une maman comment faire le soin du cordon, je regarde la sage-femme faire des tests de Guthrie, j’amène et remmène les bébés dans leur chambre puis il y a un nouveau cours : visite de la clinique. J’y vais, pas pour visiter bien sûr, mais pour entendre tous les conseils qu’elle donne à côté aux futurs parents.

Puis je lis un magazine sur la grossesse pour m’occuper pendant que l’équipe est en pause et ensuite, l’AP me propose de remplir plein de petites pochettes qu’on donne aux mamans avec tout le matériel pour faire les soins de leur bébé. J’en fais pas mal puis range tout. J’emmène les sacs à linge sale, pouponne un peu une petite qui n’arrête pas de pleurer car elle aurait besoin d’être changée sauf que ses parents viennent de nous la laisser pour descendre prendre l’air. Je me prépare à la changer mais ses selles ont débordé sur les vêtements et je n’en ai pas de rechange donc je dois la rhabiller. Pauvre puce. C’est l’heure pour moi de partir, en partant, je préviens les parents qu’ils devront changer entièrement leur fille en remontant. Plus qu’une journée. Mon stage m’a beaucoup plu mais ces trois derniers jours sont un peu longs, c’est peut-être pour ça que je les raconte avec peu d’enthousiasme.

Rédigé le 01/04/2009 à 09:59 | Lien permanent | Commentaires (0)

Lundi 30 mars 2009 : 13h-20h

Après-midi cool en perspective. Je vois Charlotte, lui demande comment s’est passé sa matinée ainsi que sa fin de semaine dernière puis je vais voir la cadre qui a signé mon rapport de stage. Elle me dit de continuer comme ça, que c’est très bien et ajoute que je pourrais revenir la voir quand je serais diplômée ! Ça me fait trop trop trop plaisir d’entendre ça ! Je la remercie et, toute heureuse, vais ranger mes papiers.

Puis je réponds à une sonnette et vais voir les parents d’Elliot, qui s’en vont aujourd’hui. Je discute avec la maman un petit quart d‘heure (j’ai bien le temps car l’équipe mange) et leur souhaite un bon retour. La maman me remercie de ma gentillesse et me dit que je suis douce et que la maternité (le service…) me va très bien. Merciiii !

Je change et prends la température d’une petite née ce matin, elle est toute mignonne et sage. Vers 14h, le point. Sauf qu’il est interrompu en permanence et donc il finit vers presque 16h ! Je rechange et recontrôle la température de la petite de tout à l’heure et lui fais son soin de cordon en plus.

Puis j’emmène un petit avec son papa à la radio. Il doit passer une radio de contrôle du rachis (qui sera normale) et une échographie abdominale. Ne rigolez pas, l’échographie est à la recherche de ses testicules. Pauvre petit père, il a une ectopie testiculaire bilatérale : le fœtus garçon a ses testicules dans son abdomen, qui descendent progressivement et à la naissance, ils sont sensés être dans les bourses. Mais là, les bourses sont vides. Sauf que le plus gros problème est que ce bébé, qui a pourtant un pénis, pourrait être une fille, ce qui entraînerait une chirurgie pour reconstruire des organes génitaux féminins ainsi que toute une procédure pour changer le prénom, etc… Heureusement, le médecin a trouvé un testicule sur deux dans le pelvis. Il va descendre progressivement, il faudra recontrôler pour trouver le deuxième mais au moins, c’est un garçon. Les parents sont soulagés.

À 18h, je vais voir un cours de préparation à l’accouchement avec la sage-femme de jeudi et vendredi dernier. C’est sur l’alimentation pendant la grossesse et la prématurité du bébé : à quoi s’attendre, causes et conséquences et comment l’éviter donc comment ressentir les contractions. C’est très intéressant.

Le cours se termine vers 19h30, l’IDE fait les transmissions à sa collègue de nuit, j’écoute et je vais faire une surveillance post-part à une maman. Puis je prépare un antibiotique et vais le poser sur une perfusion. Déjà 20h, ma journée est finie.

Rédigé le 31/03/2009 à 10:48 | Lien permanent | Commentaires (0)

Vendredi 27 mars 2009 : 9h-15h

Comme prévu, j’arrive une heure plus tard. Personne en salle de naissance, deux termes dépassés de quatre jours arrivent bientôt, on leur fait un monitoring et on les installe en chambre de pré-travail. On va les déclencher aujourd’hui. Le médecin leur met chacune un produit appelé Propess, dans le vagin, destiné à déclencher des contractions et donc dilater le col.

Une autre dame vient puis repart après son monitoring car son terme est aujourd’hui mais le travail n’a pas du tout commencé donc elle peut rentrer chez elle. Avec la sage-femme, nous passons voir les accouchées d’hier, je suis contente de voir surtout le petit Elliot (né à 19h15 hier), on prend des nouvelles, la maman me propose de le prendre dans mes bras, il est magnifique, très paisible, le papa nous prend en photo avec la sage-femme.

Le temps passe doucement jusqu’à midi et demi, heure à laquelle nous allons chercher nos plateaux. En dessert, j’ai amené une petite boîte de gâteaux pour l’équipe donc on ne se prive pas !

Dans l’après-midi, on papote, je vais voir dans le service d’à côté s’ils ont besoin d’aide mais il n’ont que deux sorties à faire dont une est presque terminée, je ne fais donc pas grand-chose pour les aider. Puis, comme les deux IDE travaillant aujourd’hui sont celles avec qui j’ai le plus travaillé, je leur demande de remplir mon rapport de stage avec aussi la sage-femme car elle a demandé à pouvoir mettre également une appréciation. Apparemment, j’ai une bonne note, elles me l’ont dit, mais je ne la connaîtrai que lundi car la cadre doit le signer. Mais la sage-femme m’avait déjà dit que je travaillais bien et que j’avais toutes les qualités qu’une élève doit avoir. Ça fait plaisir !

Comme je suis sûre de ne pas voir les accouchements aujourd’hui même en finissant à 18h et que je suis bien fatiguée de ma semaine (44h quand même…), l’AS et la sage-femme me disent que je peux partir vers 15h15, ce que je fais après les avoir bien remerciées de ce qu’elles m’ont apporté. La troisième semaine se termine, ce stage est encore passé trop vite, comme les autres, en tout cas, j’ai vraiment bien fait de choisir la maternité !

Rédigé le 27/03/2009 à 16:20 | Lien permanent | Commentaires (0)

Jeudi 26 mars 2009 : 8h-19h30

Cette journée était géniale ! Tellement que j’ai fait 1h30 supplémentaire !

Quand je suis arrivée, je ne connaissais pas l’équipe et l’AS a mal commencé les présentations avec moi. Mais finalement, elle s’est avérée « pas méchante ». (dire plus serait peut-être exagéré…) Et la sage-femme est adorable !

Bref, en arrivant, j’ai vu que deux femmes étaient en salle de naissance, n’ayant pas encore accouché. La journée commence bien, je verrai au moins deux accouchements. L’une d’elle était venue hier matin mais le médecin l’avait renvoyée chez elle. Elle va donc accoucher d’une petite fille vers 10h. Je vois une petite épisiotomie et les points de suture allant avec. J’aurais aussi l’honneur d’habiller la petite puce. À côté, la patiente est là depuis cette nuit, mais ça stagne : son col (de l’utérus) ne s’est pas du tout dilaté depuis tôt ce matin, elle a des contractions mais n’a pas mal car elle a la péridurale et le monitoring fœtal est normal, donc pas d‘urgence.

Je vois une amniocentèse* sur une patiente de 40 ans enceinte de trois mois et demi et j’en suis contente. Ce n’est rien de spectaculaire mais je veux voir le plus de choses possibles.

Dans la matinée, on verra d’autres patientes venant pour un monitoring, des inquiétudes, etc… Toutes sortes de raisons mais la plupart rentrera à domicile. Une autre dame qui était venue hier matin est revenue. Elle a plus de contractions, son col s’est un peu dilaté alors on l’installe en salle de pré-travail. Elle prend un bain, se ballade, etc… fait tout pour essayer d’aider son bébé à descendre. (je l’appellerai Mme L)

Après le déjeuner, il est décidé de césariser la dame dont le col ne s’est toujours pas dilaté. Il n’y a pas de danger pour le bébé mais ça ne sert à rien de rester comme ça alors que la poche des eaux a rompu hier soir. (après, il y a un risque d’infection) Elle est donc préparée en urgence : sonde urinaire, rasage, blouse de bloc, etc… Moi, je demande à participer et j’ai l’honneur de m’habiller en pyjama bleu de bloc, masque, charlotte et chaussures de bloc, c’est assez excitant ! J’assiste donc à la césarienne du début de la première incision au dernier point de suture tout en étant méfiante de moi-même car j’ai peur de tourner de l’œil. Au lieu de ça, j’observe tout sans vaciller une seule fois. C’est un gros bébé et la gynéco a du mal à le sortir, c’est dingue la force qu’il faut pour écarter les entrailles de la maman ! Ça fait vraiment drôle. Puis elle recoud tout tissu après tissu, c’est un travail de précision et de patience. Puis la maman ressort du bloc et le papa et leur fille la rejoignent.

D’autres patientes viennent pour un monitoring ou une surveillance, nous les accueillons et elles repartent toutes chez elles. Mme L est installée en salle de naissance et j’assiste à sa péridurale. Avant, je l’entendais souffrir énormément à chaque contraction et ça me faisait mal pour elle. Mais 5 minutes après la pose, elle va mieux et retrouve le sourire.

Bientôt, on descend la maman césarisée en suites de couches. J’ai tellement mal au genou que je boite et ne peux le cacher à personne alors on me donne un anti-inflammatoire oral et une pommade, c’est la sage-femme qui me fait mon bandage ! (mais j’ai pas eu aussi mal depuis longtemps… c’est préoccupant…)

Il est 18h15, je devrais déjà être partie mais Mme L va bientôt accoucher et je veux rester car je l’ai suivie depuis le début et ce sont un couple sympa que j’affectionne. L’accouchement va durer longtemps mais Mme L est très courageuse, elle pousse super bien et trouve encore le moyen de faire de l’humour. Le bébé est gros, il faut une grosse épisiotomie mais il sort finalement au bout d’une bonne demi-heure d’efforts intensifs. Depuis que j’ai vu des accouchements, j’ai retenu mon émotion, au pire, mes yeux étaient humides, mais là, après tant d’efforts de la part de la maman, je vois le papa pleurer quand il commence à voir son bébé sortir et je ne peux plus me retenir. La maman me dit de m’approcher (ils savaient que j’étais restée plus tard pour voir la naissance de leur fils), c’est leur premier bébé donc évidemment, l’émotion est à son comble, c’est un très bel accouchement et mes yeux ne me répondent plus. En effet, le bébé pèse 4320g et mesure 56cm ! La gynéco recoud la grosse épisio en me montrant bien les différentes couches, etc… Cette équipe est géniale, j’adore cette semaine au bloc, du coup, je reviens demain. Je félicite les parents qui me remercient de ma gentillesse et quitte le service vers 19h30 en me remettant doucement de mes émotions.

*amniocentèse = prélèvement de liquide amniotique à l’aide d’une aiguille pour détecter une anomalie chromosomique chez le fœtus. Cet examen est pratiqué chez les femmes enceintes de plus de 38 ans et les autres femmes enceintes présentant des antécédents familiaux ou des facteurs de risques.

Rédigé le 27/03/2009 à 16:20 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mercredi 25 mars 2009 : 8h-18h

Aujourd’hui fut la plus longue journée de la semaine : zéro accouchement en 10h. En fait, il n’y en a pas eu depuis hier après-midi, la petite fille que j‘ai vue naître. Ce matin, quatre dames sont venues car leur terme est dépassé depuis deux ou trois jours selon les patientes donc on leur a fait un monitoring, une bandelette urinaire, on a photocopié leur carte de groupe sanguin et ensuite, le gynéco leur faisait une échographie. Il les a finalement toutes renvoyées chez elles. Super car elles doivent toutes revenir vendredi pour être déclenchées, ce qui veut dire qu’on aura au moins quatre accouchements pour trois salles de naissance, si ce n’est plus avec les femmes qui arrivent sans être prévues. En tout cas, il risque d’y en avoir demain, ce qui me réjouit, et je compte demander à revenir au bloc obstétrical vendredi aussi.

On a donc papoté, la sage-femme et l’AP étaient vraiment très sympas, on a parlé du futur mariage de la sage-femme, l’AP qui a organisé les mariages de ses enfants lui donnait des conseils, etc… J’ai aussi regardé le cahier des naissances depuis juin 2008, c’est dingue, il y a des parents qui handicapent leur enfant dès la naissance avec un prénom ridicule… (je ne donnerai pas d’exemples…) Pauvres gosses !

L’après-midi se passe tranquillement, une autre future maman arrive car elle sentait moins son bébé bouger depuis deux jours et s’inquiétait, donc on la met sous monitoring, mais tout va bien et elle rentre chez elle. On prend une petite pause, la cadre vient nous parler un bon moment, puis je m’en vais vingt petites minutes en avance car je n’ai plus de risque de voir un accouchement aujourd’hui. Espérons que demain sera plus rempli…

Rédigé le 25/03/2009 à 18:40 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mardi 24 mars 2009 : 8h-18h

Je me présente en salle de pause du bloc où un gynéco, deux sages-femmes et deux AS papotent. Il n’y a pas eu d’accouchement depuis hier après-midi. Là, il y a deux femmes en salle de pré-travail. La sage-femme va « décoller les membranes » en un tour de mains, c’est-à-dire décoller le bas de poche des eaux pour aider à déclencher le travail. L’autre dame a des saignements mais pourra finalement rentrer chez elle. Une troisième dame arrive, elle vient pour faire un monitoring, son terme est dépassé depuis deux jours. Elle a plusieurs contractions et nous allons donc l’installer en salle de naissance. Puis nous installons la première dame pour qui les contractions s’intensifient. Apparemment, elle ne veut pas de péridurale. C’est son troisième enfant, donc son accouchement sera plus rapide que si c’était un premier.

On les surveille, elles sont sous monitoring en permanence. J’assiste à la péridurale de la patiente qui la désirait, qu’on va appeler Mme L. Waouh… Moi qui m’attendais à une simple injection… j’ai été surprise de voir qu’on mettait une énorme aiguille, qu’on injectait de l’air pour décoller deux membranes puis une toute petite tubulure est posée, qui reste scotchée dans le dos jusqu’à ce qu’on la retire. (ça peut rester trois jours par exemple, ce qui bien sûr, n’arrive jamais, c‘était pour l‘exemple)

Bref, je vois aussi la sage-femme percer la poche des eaux de Mme L, donc je vois le liquide amniotique (clair) pour la première fois. Les sages-femmes ont beaucoup de paperasse à remplir pour chaque patiente, notamment après la naissance.

Vers midi, l’autre patiente, qu’on appellera Mme A a de fortes contractions et le bébé est bien descendu, elle est prête à pousser. Ça se passe très vite, c’est la sage-femme qui l’accouche, au moment où la tête sort, elle l’a manipulé de façon à ce qu’il n’y ait pas de déchirure. Le cordon est enroulé autour du cou, elle se dépêche de le couper pour le dégager mais de toute façon, le papa est sorti, il ne voulait pas voir l’accouchement. La tête est sortie et en même temps, une grande quantité de liquide amniotique, puis le corps. La sage-femme retenait le bébé de toutes ses forces tellement il sortait vite ! C’est magnifique. Le pédiatre est arrivé rapidement pour peser le bébé : 2440g, 46cm, petit bébé. Il lui fait tous les autres examens pour vérifier qu’il n’y a pas de problème. La sage-femme prélève sur le cordon du sang artériel et veineux pour analyses. Je vois donc très bien le cordon et le placenta. Je ne trouve pas l’accouchement « dégueulasse » comme ce qu’on m’avait dit. C’est la nature, c’est ce qui a permis à un petit être de se former pendant neuf mois, il faut bien que ça sorte.

Je suis soulagée car j’avais peur de tomber dans les pommes et j’avais aussi peur que ça me dégoûte. Au lieu de ça, ça me rassure. C’est vrai, l’accouchement n’est pas une partie de plaisir pour la maman, ça fait souffrir, mais c’est aussi donner la vie, c’est une chose magnifique, inestimable et je n’ai plus peur que ça m’arrive.

On a le temps de manger (ici, je mange avec l’équipe et c’est très sympa !) puis de mettre une patiente venue en externe sous monitoring et le deuxième accouchement commence. Là, c’est plus long. C’est un deuxième enfant, mais il est plus gros que la fille de Mme A. A chaque contraction, la patiente pousse très fort, en tout, le travail va durer 20 minutes et une petite fille naît à 14h50. Cette fois-ci c’est le gynéco qui l’a accouchée. Tout de suite, le bébé est mis sur la maman, le papa coupe le cordon et on s’occupe de la maman : il faut sortir le placenta (le médecin me montre en détails, m’explique où était le bébé, la partie qui le reliait à l’utérus…) et recoudre la grosse déchirure que l’accouchement a provoquée. Les parents auront un moment avec leur fille avant que nous venions la mesurer, prendre sa température, etc… 3880g et 53 cm, c’est en effet un beau bébé et j’ai vu tout de suite la différence avec le premier bébé que j’ai vu naître.

Une fois que les papiers sont terminés, il n’y a plus grand-chose à faire. Vers 16h, je vais dans le service à côté, la chirurgie gynécologique (mais il y a beaucoup de chirurgie d’autre chose) pour aider l’IDE à faire son tour. Je pose un Perfalgan, prend des pouls, tension et température, accompagne une patiente au rez-de-chaussée pour une échographie… Puis le tour se finit et il n’y a plus rien à faire, je retourne dans mon service où Mme L est partie (en suites de couches) donc je nettoie la chambre à fond.

Bientôt 18h, fin de ma journée, je suis trop contente de ce que j’ai vu aujourd’hui, fière de mes capacités dont je n’étais pas sûre et surtout très rassurée, comme je vous disais, quant à mon « avenir personnel ».

Rédigé le 25/03/2009 à 18:39 | Lien permanent | Commentaires (0)

Lundi 23 mars 2009 : 7h-14h

Ce week-end a été cool, il n’y a pas eu d’accouchements samedi ni dimanche. Mais cette nuit, trois dont deux qui descendent dans le service peu après mon arrivée. (après l’accouchement, les parents et le bébé restent environ deux heures dans la salle de naissance pour profiter et surtout pour surveiller le risque hémorragique de la maman)

L’AP de nuit prépare un dossier bébé devant moi, puis elle fait les trans à l’AP de jour. Nous préparons toute la nurserie pour quand les parents viendront changer ou baigner leur enfant puis l’AP prend sa pause au moment où une autre maman descend alors je fais le dossier bébé (sans rien oublier !), ensuite, nous montons relever les naissances sur un cahier, au bloc.

La matinée passe, nous conseillons les parents qui le veulent, notons sur les dossiers des bébés leur poids, température, ce qu’il y avait dans leur couche, leur taux cutané de bilirubine, les vitamines qu’on leur administre, etc…

Je suis aussi l’AP qui va faire un dépistage auditif à deux bébés. Cet examen se fait au troisième jour de vie pour vérifier que l’enfant entend bien, mais un résultat négatif ne signifie pas que l’enfant est malentendant, juste qu’il faudra recontrôler. Le bébé doit être calme ainsi que la chambre car tout bruit perturbe le résultat du test.

La cadre passe et s’aperçoit que nous sommes deux étudiantes (avec l’élève AP) donc demain, je vais au bloc pour trois jours de 10h (ça, c’est moi qui l’ai choisi sur les conseils qu’on m’a donnés).

Une fois que tous les bains et changes sont terminés, l’élève et moi nettoyons toute la nurserie puis je suis l’autre AP qui va faire encore deux dépistages auditifs dont un qu’il faudra refaire car le bébé n’est pas assez calme, il bouge et en plus, il y a beaucoup de bruit en dehors de la chambre.

La fin de la matinée se passe tranquillement entre ménage et bavardage. Cette semaine va être chargée… (mais c’est mon choix)

Rédigé le 23/03/2009 à 16:20 | Lien permanent | Commentaires (0)

Vendredi 20 mars 2009 : 13h-20h

Quand j’arrive, comme d’habitude, on papote entre stagiaires car il n’y a rien d’autre à faire. Deux sorties sont prévues et les patientes ont déjà leurs ordonnances de sortie. On attend donc le point qui dure une bonne heure. Puis on commence le tour de soins car une sortie a déjà été faite par les ASH et dans l’autre, la maman n’est pas encore partie. Je fais plusieurs soins d’épisiotomie, je prends une tension manuellement (= avec le stéthoscope et le tensiomètre), je transmets, et je fais une injection intra-musculaire ! Ensuite il y a une pause, le temps a vite passé, et bientôt on descend une puis deux nouvelles mamans et moi je m’occupe de changer un nouveau-né, sous le regard du papa, je prends aussi sa température et fais son soin du cordon.

Puis ce sont bientôt les trans orales à l’IDE de nuit. Ensuite, je suis une AP dans une chambre pour aider une maman à allaiter car la petite a beaucoup de mal à téter donc on est souvent obligés de lui donner un complément. Il est déjà 20h, je m’en vais et comme, plus tôt, j’avais demandé à l’AP ce qu’il y avait dans les cartons donnés à chaque maman, (appelé « boîte rose ») et qu’il en reste un devant elle, elle me dit de l’emmener. C’est super sympa. En fait, il se compose d’échantillons et de publicités pour un peu tout, vêtements, jeux d’éveil pour bébé, lessive ultra douce, il y a même une couche et des lingettes, une tétine, etc… Je suis donc en week-end, déjà arrivée à la moitié de mon stage et toujours aussi contente d’y retourner chaque jour.

Rédigé le 23/03/2009 à 16:20 | Lien permanent | Commentaires (0)

Jeudi 19 mars 2009 : 13h-20h

Quand j’arrive, je vois la planification : six sorties de prévu ! Ça veut dire pas mal de chambres à nettoyer mais ensuite, peu de soins car il restera huit patientes. Le début de l’après-midi est long, l’équipe mange et nous n’avons rien à faire, on ne peut même pas commencer les chambres car les patientes n’ont pas les ordonnances de sortie et donc ne peuvent partir.

Puis c’est le rush, dès que les ordonnances sont signées, une par une, on va les donner aux patientes qui s’en vont rapidement. Ensuite, c’est le point. Puis nous allons faire les sorties. Quand nous finissons, il est 16h et je demande à aller voir un cours de préparation à l’accouchement, le prochain commence à 16h30. De toute façon, le tour de soin sera court et l’IDE m’a vue faire les soins hier.

En attendant 16h30 donc, je regarde la sage-femme faire un test de Guthrie et des parents changer leur bébé en nurserie. Puis le cours commence, il y a trois futures mamans. Le cours d’aujourd’hui parle de l’accouchement lui-même : le trajet du bébé, les différentes positions d‘accouchement, comment pousser, comment s’aider de la respiration pour pousser, les différents moyens qui peuvent aider la maman à expulser le bébé… D’abord la théorie, puis la pratique. C’est très intéressant, la sage-femme répond à toutes leurs questions, même si la réponse n’est pas rassurante.

Après le cours, je remercie la sage-femme et cherche mon équipe, je trouve l’AS qui range la réserve et vais l’aider. Puis je vais en nurserie. L’AP doit changer deux nouveau-nés d’aujourd’hui alors je la regarde faire le premier et je demande à faire le deuxième, avec son aide. Change, température et soin du cordon. Puis je ramène la petite puce auprès de ses parents.

Le boulot est fini, on attend la relève, l’équipe papote, je n’ose pas trop prendre part vu que depuis le début du stage, entre élèves, on se sent mises à l’écart, l’équipe est gentille et on peut leur poser toutes les questions qu’on veut, on peut leur demander de faire des soins, ils ne refuseront jamais, mais une équipe qui ne vous fait pas prendre part aux pauses, aux repas, aux discussions, paraît forcément un peu froide. En tout cas, ce n’est pas ça qui gâche mon stage car ça me plaît beaucoup !

Rédigé le 20/03/2009 à 08:51 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mercredi 18 mars 2009 : 9h-16h

Quand j’arrive, c’est la pause de l’équipe. Avec Charlotte, on va faire une sortie. Puis je suis assignée à la nurserie car sinon, on serait trop pour faire les soins aux mamans. Je regarde, conseille, réponds aux questions des parents qui viennent changer ou baigner leur bébé, j’apprends les surveillances, où on note les résultats de la pesée, la température, etc… dans le dossier du bébé, je donne des vitamines, j’apprends à faire le « flash* », le soin du cordon, du visage, etc…

La matinée passe rapidement, ensuite on nettoie la nurserie, puis l’équipe IDE/AS qui a aussi fini son tour va manger et nous, nous attendons une heure en répondant aux sonnettes et en observant un test de Guthrie car les étudiantes ne peuvent manger qu’à 13h30. Heure à laquelle l’équipe revient et commence le boulot, boulot qu’on rate mais bon… Je vais donc manger à 13h30 au self avec l’élève AP et nous revenons à 14h pour le point.

Puis je vais avec l’AS faire les trois sorties et ensuite, nous commençons le tour des soins avec l’IDE. Je fais deux soins d’épisiotomie et je m’en vais. La journée est passée vite, c’est juste le temps du midi, qu’on soit du matin, de journée ou du soir, qui est très long.

*flash = petit appareil qui fait un flash quand on l’appuie sur la peau, c’est pour savoir si le bébé a un excès de bilirubine, autrement dit s’il a la jaunisse. Si c’est le cas, le pédiatre lui prescrira un certain temps sous les lampes, comme des UV, c’est la photothérapie.

Rédigé le 20/03/2009 à 08:50 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mardi 17 mars 2009 : 13h-20h

Je m’occupe comme je peux quand j’arrive, on parle un peu avec l’AS quand elle revient de sa pause déjeuner, le point ne commence qu’14h30 et finit presque une heure après car il y avait beaucoup de choses à se dire, et pas seulement sur nos patients.

Nous commençons donc ensuite les sorties, puis le tour de soins. Je fais quelques soins, j’emmène une patiente à sa consultation neuro car elle fait des crises d’épilepsie, je dois amener des papiers au secrétariat des anesthésistes dans l’autre bâtiment, etc… Je dépique deux femmes hospitalisées juste la journée, elles ont subi chacune une hystéroscopie* et vont bien, elles ressortent ce soir avec leur mari.

L’après-midi passe rapidement mais on a le temps de faire une petite pause après le tour, qui est la bienvenue. Je suis gâtée par l’AS, j’ai droit à un chocolat chaud et deux petits biscuits (et ça me fait bien plaisir !).

Puis j’emmène une patiente passer un Doppler** car elle est sujette aux varices et sa quatrième grossesse n’a bien sûr rien arrangé. Le médecin est très sympa, comme je n’ai jamais vu de Doppler, elle m’explique et me montre bien, c’est une paraphlébite (= petit caillot mais qui n’est pas dans la veine, donc n’a pas de risque de migrer vers le cœur puis les poumons = embolie pulmonaire. Il est positionné superficiellement donc moins grave).

Je retourne dans le service, ce sont la fin des transmissions, je discute un peu avec l’IDE de nuit puis je m’en vais. En effet, c’est le début d’après-midi qui est un peu long, mais ensuite, ça passe très vite !

*hystéroscopie = observation de l’intérieur de l’utérus par voie basse. Examen à visée diagnostique si la patiente présente des saignements anormaux, par exemple.

**Doppler = méthode d’enregistrement de la vitesse du sang dans un vaisseau. Concrètement, sur l’écran, c’est comme une échographie et on voit le vaisseau avec, dans le cas présent, une masse noire juste à côté = caillot de sang.

Rédigé le 20/03/2009 à 08:50 | Lien permanent | Commentaires (0)

Lundi 16 mars 2009 : 13h-20h

Une nouvelle semaine commence ! Quand j’arrive, l’IDE est en train de faire ses transmissions, débordée mais je ne peux pas l’aider. Je parle un peu avec Charlotte pour savoir comment s’est passé son quart (bien) puis elle s’en va à 13h30. (en fait, c’est ça l’horaire…) L’IDE va manger quand l’AS en revient, je remplis une caisse de Bionolyte (ce qu’on met dans les perfusions), je vais chercher une ordonnance d’anti-coagulant dans l’autre bâtiment (deux fois de suite car ce n’est pas le bon nom), je distribue les thermomètres dans chaque chambre, je reprends les télécommandes aux cinq patientes sortantes.

À 14h, c’est le point avec toute l’équipe et la sage-femme, on parle de chaque patiente et de chaque bébé. Un bébé (que je ne connaissais pas car depuis vendredi matin, il n’y a plus que les patientes sortantes que je connais ! Ça change tellement vite) a été transféré pour un taux de CRP (C-réactive protéine) élevé (désigne une infection).

Puis on commence les sorties : on retire tout le linge, nettoie à fond le lit, table de nuit, chaises, table, etc… on met de nouveaux draps et le matériel qu’on donne à chaque patiente : serviettes épaisses pour les saignements, eau stérile et compresses pour les soins et petit flacon de Saugella pour qu’elles fassent leur toilette intime pendant leur douche. Puis l’ASH fait les sanitaires et les sols.

Une fois cette bonne chose de faite, on commence le tour. On relève température et pouls pour les patientes ayant accouché par voie basse, température, pouls et tension pour les patientes césarisées. On fait les soins d’épisiotomie (j’en fais trois ou quatre moi-même), on donne des conseils aux nouvelles mamans, on accueille une nouvelle accouchée (ce qui veut dire surveillance toutes les heures pendant trois heures puis surveillance toutes les trois heures pendant neuf heures) et deux patientes enceintes, une de quatre mois mais qui fait des crises d’épilepsie, une autre de sept mois en menace d’accouchement prématuré (= MAP).

Nous finissons le tour vers 19h, juste le temps pour l’IDE de finir ses transmissions écrites et de faire les trans orales à l’IDE de nuit, qui me laisse partir avec 10 minutes d’avance. Finalement, notre quart a été bien occupé, je n’avais pas à avoir peur de m’ennuyer comme Charlotte l’avait fait la semaine dernière.

Rédigé le 17/03/2009 à 11:22 | Lien permanent | Commentaires (0)

Vendredi 13 mars 2009 : 7h-14h

Quand j’arrive, j’apprends une chose horrible, une chose qu’on ne veut pas envisager dans un service de maternité : ce matin, une maman est venue en urgence pour accoucher car elle avait des contractions mais elle a accouché d’un enfant mort né. On ne peut imaginer la douleur que ça peut être pour les deux parents. Et on ne peut qu’espérer qu’une telle horreur ne nous arrive jamais.

Bref, on essaie de penser à autre chose, viennent les transmissions, puis on distribue les médicaments et thermomètres avant de commencer le tour « surveillance ». Puis j’amène un bilan sanguin à l’accueil de l’autre bâtiment et c’est l’heure de la pause. L’IDE d’hier qui est aujourd’hui à l’étage du dessus revient papoter avec ses collègues de mon étage et nous raconte des anecdotes de ce week end. Du coup, c’est la plus longue pause qu'on ait faite de la semaine et je n’ai plus envie de me lever !

Le tour des soins commence, je fais deux ou trois soins d’épisiotomie, deux injections de Lovenox, je transmets, etc… Puis on m’envoie accompagner un de nos nouveaux-nés à la radio (dans l’autre bâtiment). La petite puce s’appelle Lina et avant que je l’emmène, elle se faisait prendre en photo par la photographe qui venait d’arriver et elle dormait. Pas étonnant donc qu’elle soit si sage pendant tout le temps où je vais l’emmener passer sa radio. Je suis toute fière de m’occuper de cette belle puce, tous les gens qui nous voient posent des regards attendris sur le berceau. C’est moi qui la déshabille pour la radio, qui la change, qui la réchauffe, qui la rhabille… Elle commence à avoir faim donc rouspète légèrement mais finalement, je la ramène à sa maman avant toute crise de larme.

Puis je fais le plein sur le chariot, nettoie et essuie les thermomètres, … Je m’occupe comme je peux puis on m’envoie chercher un médicament à la pharmacie. En revenant, j’aide l’AS et l’ASH à distribuer les repas. Charlotte arrive bientôt et l’équipe va manger. Nous papotons un peu puis une maman nous demande de garder son bébé pour aller faire les papiers de sortie donc on va à la nurserie pour le garder. Puis une autre maman nous laisse son fils pour la même raison. Du coup, deux autres mamans nous laissent aussi leur fils pour aller faire un tour, prendre l’air, fumer et boire un café. Nous voilà avec quatre petits garçons sages comme des images ! Ça fait un peu pouponnière mais c’est trop adorable. Bien sûr, c’est l’heure pour moi de partir alors que je pourrais rester à les contempler des heures… Life’s unfair ! Bon week end !

Rédigé le 13/03/2009 à 16:36 | Lien permanent | Commentaires (0)

Jeudi 12 mars 2009 : 7h-14h

Quand j’arrive, je prépare et vais poser un Perfalgan puis l’IDE de nuit me demande de trier les résultats de labo qui sont arrivés. Ensuite, avec l’AS on distribue chacune les médicaments et thermomètres de notre côté. Viennent les transmissions, assez longues car coupées par les conversations des collègues. C’est là qu’on voit la différence entre privé et public : avec deux équipes qui tournent sur 12h, elles n’ont pas trop le temps de se dire tout ce dont-elles ont envie. Avec trois équipes, elles ont un peu plus de temps, et les équipes sont plus nombreuses donc ça parle aussi et surtout pendant le quart.

Bref, ensuite, nous commençons le tour de surveillance : prise des constantes, évaluation de la douleur, involution utérine, etc… Le tour est assez long, puis je dois photocopier une feuille mais il n’y a plus de cartouche. Je dois aller en chercher une à l’autre bout de l’hôpital que je ne connais pas. L’AP m’explique et j’y arrive. Je reviens, j’installe la cartouche en regardant bien comment l’ancienne était mise car je ne connais pas du tout cette machine. Pendant ce temps, l’IDE et l’AS ont fait leur pause café.

Le tour des soins commence donc. C’est assez long, elles prennent leur temps mais ça ne me dérange pas trop, elles prennent le temps de parler avec les patientes mais quand c’est pour moi, elles prennent aussi bien le temps de m’expliquer donc c’est cool. Je fais deux soins d’épisiotomie, je palpe un utérus, ce que je n’avais pas encore fait, je fais un pansement de césarienne et retire le redon. Mais la patiente a eu très mal (ce qui n’était pas dû au fait que ce soit une élève qui fasse le soin) et le redon était très long, j’ai donc été surprise et ai dû le retirer en deux fois. Mais l’IDE a été sympa, elle a attendu de sortir de la chambre pour me dire ce qui n’avait pas été, ce qui évite de stresser la patiente et de me ridiculiser par la même occasion. Elle m’a donc donné des conseils pour la prochaine fois et m’a dit que c’était bien, qu’il fallait que je continue à être volontaire et prendre des initiatives car on ne va peut-être pas se revoir (dommage…). Il y avait pas mal de soins ce matin donc on a fini le tour à 13h.

Ensuite, avec Charlotte, on a donné aux quatre patientes sortantes ce qui leur fallait pour partir. Mon quart s’est donc lentement mais sûrement bien terminé.

Rédigé le 12/03/2009 à 15:57 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mercredi 11 mars 2009 : 7h-14h

Quand j’arrive, l’IDE de nuit me dit que la nuit a été très chargée et qu’elle est crevée. Je vois deux Perfalgan à poser à 7h donc je les prépare et vais les poser. Puis ce sont les transmissions avec l’équipe de jour.

Le petit Gabin, qui était en couveuse la première fois que je l’ai vu, a été transféré en néonatalogie, dans un autre hôpital, donc sa maman a aussi été transférée presque 24 heures plus tard. C’est dommage de devoir séparer le nouveau-né de sa maman, même si c’est temporaire.

Je distribue les thermomètres et médicaments avec l’AS puis on fait le tour pour relever toutes les surveillances. C’est un peu plus long aujourd’hui parce qu’il y a quelques patientes en plus. D’autre part, c’est une autre équipe donc une autre organisation, et cette infirmière préfère s’attarder en parlant avec les patientes, ce qui est aussi très bien car elle les rassure, leur explique pourquoi on leur fait ci ou pourquoi elles ont ça. Je fais aussi les deux injections de Lovenox. (ça faisait longtemps, ça me remet dans le bain !)

Puis je suis l’AS jusqu’à la pharmacie : c’est loin de notre service et surtout, c’est labyrinthique ! Quand on revient, on fait une petite pause.

Puis la tournée des soins et des lits commence. Je me lance et fais deux soins d’épisiotomie. Je vois un pansement de césarienne (j’en ferais un demain), j’apprends comment on pose le monitoring, etc… On fait la toilette d’une maman césarisée d’hier soir, on emmène l’autre patiente césarisée de lundi soir à la salle de bain très doucement.

La collègue infirmière que nous étions allées voir hier midi en salle de naissance a accouché hier soir. L’IDE qui travaillait aujourd’hui était gênée de lui faire son soin et je la comprends. C’est comme quand moi je fais le soin d’une jeune de mon âge (et je l’ai fait ce matin) et ça rend la situation gênante des deux côtés.

Il y a beaucoup de monde dans les couloirs : c’est parce qu’il y a les cours de préparation à l’accouchement. J’essaierai d’en voir un avant la fin de mon stage.

Il y a pas mal de soins et du coup, nous finissons la tournée vers midi et demi. Je vais voir la sage-femme qui fait un test de Guthrie puis elle nous (Charlotte, qui vient d’arriver, et moi) envoie chercher un dossier, que nous mettons pas mal de temps à trouver. Puis il faut qu’on aille chercher les médicaments à la pharmacie : aïe, vais-je reconnaître le chemin ? Et Finalement, non seulement on trouve du premier coup, mais en plus on revient dans le service avec un chariot rempli, sans avoir rien renversé ! Je m’en vais donc vers 14h10 sans plus aucune force dans les jambes et mal aux talons. (je vais essayer d’autres chaussures…)

Rédigé le 11/03/2009 à 16:08 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mardi 10 mars : 7h-14h

L’IDE de nuit (pas la même qu’hier) est très sympa, on papote un peu jusqu’à ce que l’équipe de jour arrive. Transmissions rapides puis je vais dans toutes les chambres distribuer les thermomètres et médicaments (préparés pendant la nuit). Ensuite on va relever toutes les constantes : pouls, tension, température, douleurs, involution utérine*, prévention des signes de phlébite, diurèse, retour des selles… Je regarde l’AS le faire deux fois puis je me lance.

Puis c’est la pause et nous partons faire les soins d’épisiotomie et les lits. (pour les « simples » déchirures, les mamans se font leur toilette intime en prenant leur douche puis l’IDE passera leur faire le soin dans l’après-midi) Demain, je me lance pour faire ces soins !

On fait la toilette complète d’une jeune (qui a mon âge, ce qui m‘a interpellé quand je l‘ai vu aux trans) car elle a eu une césarienne hier soir, a une perfusion et une sonde urinaire donc elle ne peut pas prendre de douche.

Nous finissons le tour assez tôt donc ensuite, je vais du côté nurserie et regarde le pédiatre faire la consultation de quelques bébés, certains doivent rentrer à la maison, les autres sont nés hier. Je le regarde faire tous les tests, il y a un truc marrant, c’est que quand on met un bébé debout en le tenant, il avance naturellement les jambes pour marcher.

Puis, dans la nurserie, je regarde des parents faire le bain de leur fille, le papa filme et prend des photos, c’est adorable.

Cela me fait prendre conscience d’à quel point un nouveau-né peut changer la vie de ses parents et me dire que presque tous les couples, dont certains bien sûr, très proches de moi, sont passés par là m’émeut. Et à la fois, ça ne me donne pas hâte du tout. C’est parce que je suis une femme et que je vais grossir, que tout le monde va regarder mon corps entier de la manière la plus naturelle du monde, que mes hormones vont me rendre vulnérable (alors que je n’en ai pas trop besoin en temps normal…), que je vais subir les vergetures, hémorroïdes, maux de dos, insomnies, montée de lait et que sais-je encore ! Et oui, le module gynéco et maternité m’avait déjà beaucoup rebutée, mais là c’est pire !

Enfin bref, le reste de la matinée se passe lentement, je vais avec l’IDE voir une de ses amies à l’étage au-dessus, en salle de naissance car ils ont déclenché son accouchement donc elle attend que les contractions se rapprochent. Je viendrais aussi voir des accouchements dans la suite de mon stage mais ça me fait également peur, plusieurs personnes m’ont dit que c’était très sale et j’ai peur que le fait de voir ça soit le bouquet final et la fin de mon envie d’avoir des enfants un jour… Enfin je vous dirai ça !

*involution utérine : retour de l’utérus à sa taille et sa place d’avant la grossesse. Cela se fait par des contractions, d’où quelques possibles douleurs, en quelques semaines.

Rédigé le 10/03/2009 à 15:58 | Lien permanent | Commentaires (0)

Lundi 9 mars 2009 : 7h-14h

Quand j’arrive, je ne sais pas trop où aller (je ne connais pas l’établissement) donc je marche jusqu’à ce que je trouve une infirmière. C’est l’IDE de nuit, elle est dans un fauteuil qui a l’air confortable et surveille un bébé qui est né hier vers 17 heures (donc il n’a pas un jour) et qui est dans une couveuse. On parle un petit peu jusqu’à ce que l’équipe de jour arrive (ici, ils sont aux douze heures/jour). Je suis du côté nurserie mais comme la cadre ne m’a pas dit par quelle partie du service je commençais (nurserie, suites de couches ou bloc et salle de naissance) j’y reste pour l’instant, avec les deux AP.

Je regarde les dossiers de soins, un classeur de protocoles, des dépliants sur la maternité, etc… et entre temps, je surveille le petit Gabin dans sa couveuse. Il est beau, on ne croirait pas qu’il est si jeune car il a la peau de la même couleur qu’un adulte, pas rouge, pas cyanosé, pas ictérique et n’a pas la peau fripée.

Vers 8h30, sa maman demande de ses nouvelles et nous lui disons qu’elle peut venir le voir quand elle veut, ce qu’elle fait, et on lui installe son bébé dans les bras. L’AP en profite pour prendre sa pause et je la suis sinon je n’ai rien à faire.

Puis la cadre du service arrive et me dit que je vais faire mes deux premières semaines en suites de couches puis j’irai à la nurserie.

Je suis donc l’IDE et l’AS pour la tournée des soins aux mamans et je vois des soins d’épisiotomie, des toilettes valvulo-périnéales sur des déchirures du périnée (en fait, ça revient au même, il y a aussi un ou deux points de suture, sauf que l’un s’est fait naturellement, l’autre a été fait par l’obstétricien), on refait des lits, j’observe leurs supports de travail qui sont différents de ceux du Groupe Hospitalier du Havre (dossiers de soins, transmissions, dossiers informatiques, prises de sang et envoi au labo…).

Une maman qui a accouché tôt ce matin avait développé une hypertension artérielle (HTA) pendant sa grossesse alors on contrôle sa tension toutes les heures.

Je découvre les vergetures, les hémorroïdes et autres conséquences de la grossesse… Pas très encourageant tout ça ! Mais l’IDE et l’AS sont très gentilles avec toutes les patientes, elles expliquent bien, proposent des solutions à leurs problèmes (genre suppo + crème contre les hémorroïdes mais pas besoin de prescription médicale, ça c’est pratique parce qu’on peut aider les patientes en temps et en heure sans dépendre des médecins) et rassurent, notamment les « primipares » (= femmes qui viennent d’avoir leur premier enfant) donc ce côté humain et non usine me plaît.

Quand on a fini de faire toutes les chambres, je vais avec l’IDE qui va retirer les fils de suture de césarienne à une patiente qui s’en va cet après-midi. C’est un fil en surjet, c’est-à-dire un long fil rapprochant les deux bords sur toute la longueur de la cicatrice et non plusieurs points de suture côte à côte, comme j’avais plus souvent vu en rééducation. C’est fait horizontalement, au passage de la culotte donc c’est bien pour la patiente, elle pourra, si elle le désire, remettre des maillots de bain deux pièces. (et ça compte beaucoup pour la majorité des femmes !)

Ensuite, je pose quelques questions à l’IDE sur la planification et je vois aussi quelque chose qui m’interpelle : une femme est entrée dans la salle de soins avec une blouse blanche et un plateau avec plein de tubes pour les prélèvements sanguins. Elle prend une feuille que l’IDE a rempli plus tôt, prépare les tubes correspondants et part avec ceux-ci et un coton sur lequel elle a mis de l’alcool. L’IDE m’explique qu’ici, les IDE du labo viennent faire elles-mêmes les prises de sang.

Ensuite, un homme vient et demande à l’IDE et l’AS combien de temps elles prennent pour faire les commandes à la pharmacie chaque semaine et combien de temps elles mettent à ranger l’armoire qu’elles reçoivent. En fait, son but est de comptabiliser le temps que les soignants vont gagner grâce à un nouveau procédé qui fait qu’elles n’auront plus à commander, la pharmacie se rappellera de ce dont les services ont besoin et en plus, il y a aura toujours une caisse d’avance pour ne pas être en rupture de stock. Ça c’est super ! Il fallait y penser.

Ensuite, l’AS me fait un petit récapitulatif du déroulement de la matinée, me dit les surveillances qu’on effectue sur une femme qui vient d’accoucher, me donne quelques protocoles, que fait-on pour une femme qui choisit de ne pas allaiter, etc… C’est très bien parce que ça me fait un petit rappel du module gynéco et maternité qu’on a fait il y a quatre mois. Puis elles vont manger alors je vais du côté nurserie, les AP et la sage-femme font un test de Guthrie* à la petite Rose, trois jours. Il s’agit de prélever sept gouttes de sang et de les mettre sur un papier réactif dans sept petits ronds. Ensuite, on envoie au labo. Si le résultat est normal, on ne l’aura pas. S’il est anormal, bien sûr, les soignants et les parents seront prévenus au plus vite.

Puis je regarde l’AP prendre les constantes de Pauline, notre dernière née, et lui changer sa couche. Quand on ramène la petite dans la chambre de sa maman, l’AP donne tous les conseils nécessaires pour une tétée. J’écoute et révise en même temps les critères d’une tétée efficace. Il est 13h passées, Charlotte, ma collègue de promo est arrivée, je lui montre le vestiaire, lui explique ce qu’on a fait ce matin, l’équipe mange, elle ne me l’a pas proposé mais de toute façon, je n’ai pas pris de gamelle, ne connaissant pas les habitudes du service.

Un couple quitte le service avec leur fille, je commence avec Charlotte et l’AS à nettoyer la chambre et puis je m’en vais car il est 14h. C’est vrai que cette scission entre d’un côté les AP qui s’occupent exclusivement des bébés et de l’autre l’IDE et l’AS qui s’occupent exclusivement des mamans est un peu déroutante, mais je vais m’y faire, pas d’inquiétudes là-dessus. Encore une fois, je n’avais pas de quoi stresser…

Test de Guthrie = ce test permet de vérifier que le nouveau-né n’a pas la mucoviscidose, une hypothyroïdie congénitale (provocant des retards de croissance), une phénylcétonurie (empêchant un bon développement du cerveau et donc de l’organisme en général), une hyperplasie congénitale des surrénales (entraînant des déshydratations graves ou des anomalies de la croissance staturo-pondérale) ou une drépanocytose. (entraînant des anémies graves, des douleurs aiguës et des infections graves. Cette maladie est retrouvée surtout chez les populations de couleur noire)

Rédigé le 09/03/2009 à 17:01 | Lien permanent | Commentaires (0)

Nouveau stage

Bonjour ! Aujourd’hui commence mon septième stage, appelé stage de renforcement n°1 (SR1) car j’ai fais les démarches pour aller dans CE service : la maternité ! En espérant que ça vous plaira autant qu’à moi !

Rédigé le 09/03/2009 à 17:01 | Lien permanent | Commentaires (0)

Vendredi 30 janvier 2009 : 8h-16h

Pour mon dernier jour, j’arrive au moment où l’IDE commence son tour par deux bilans sanguins. Elle a tout préparé et j’arrive au bon moment pour les effectuer. Nickel, je réussis les deux du premier coup. Du coup, je vais prendre en charge ces deux patients pour la journée. On continue le tour, le service s’est bien rempli depuis hier midi : 9 patients inconnus. Heureusement sinon, ça aurait été ennuyeux. Comme j’ai raté les trans, je recopie les prénoms, âges et motifs d’entrée sur les dossiers pendant le tour, au fur et à mesure qu’on va voir les patients.

Après le tour, ce sont les trans avec les médecins puis je m’occupe d’un de mes deux patients : Idrissa, 6 ans, qui est revenu du Sénégal avec la teigne, de la diarrhée, de la fièvre, des vomissements et des plaies sur les pieds. Je lui fais prendre sa douche et lui fais un shampoing avec un produit particulier (prescrit) et ensuite je lui fais ses soins sur les pieds avant de le rhabiller, ce qui est compliqué avec la perfusion.

Puis on n’a pas grand-chose à faire alors je vais voir en hémato, l’IDE pose une perfusion et prend une tension, puis je vais voir Yoshuan dans la chambre d’à côté, je le surveille en attendant que l’AP revienne. Je joue avec lui et quand je lui dis que je pars, il me tend les bras pour que je le prenne. Tout irrésistible qu’il est, je le prends dans mes bras, me balade et joue avec lui, le repose et rebelote quand j’essaie de partir. Je le prends de nouveau dans mes bras puis ses parents arrivent. Il est content de les voir mais ne veut quand même pas me laisser partir ! Petit loup ! Finalement, on réussit à faire un marché et il retourne vers son papa. Petit ange !

Je redescends dans mon service habituel, réponds aux sonnettes, au téléphone, donne les médicaments et prends la température de mon autre patiente, Ophélie, 12 ans, entrée cette nuit pour diarrhées sanglantes, puis je prends la température d’Idrissa.

Bientôt, je l’emmène avec sa maman à la radio. On passe tout de suite, on fait la radio rapidement, (comme l’autre jour avec Stella, je me mets derrière le petit mur et je vois comment fait la manipulatrice radio) et on retourne dans le service. Il est midi passé, les repas des enfants arrivent, les médecins n’ont pas fini leurs visites mais il y a deux sortants : Aurélie, 6 ans et Abou, 8 ans, qu’on a eu il y a deux semaines pour le même problème : crise d’asthme.

Nous avons une arrivée : Hélène, 9 ans, qui arrive pour pneumopathie. On l’installe dans sa chambre et je lui pose un Clamoxyl sur sa perfusion. Ça me fait bien plaisir car je me rends compte que je n’ai pas préparé de perfusion depuis la semaine dernière.

Il est déjà 13h alors je vais manger une partie de mon repas avant les trans, je reviens dans la salle des infirmiers pour les écouter (les transmissions) et je retourne finir de manger avec l’IDE qui n’avait même pas eu le temps de commencer. Nous mangeons les petites crêpes que j’ai amenées pour mon dernier jour (déjà).

Puis l’IDE me dit très généreusement de partir vers 14h car j’ai bien bossé, j’ai eu une bonne note au stage et à ma MSP donc elle me dit d’en profiter. Finalement, on papote avec aussi l’AP du matin et l’IDE d’après-midi et je quitte le service vers 14h30, avec le sourire ! C’est la première fois que je ne pleure pas mais en plus je n’en ai pas envie. L’équipe a été géniale, le stage a été génial et j’ai des chances d’y revenir pour bosser mon mémoire donc je ne suis pas triste.

Mon sixième stage a donc été aussi bien, aussi intéressant et enrichissant que les précédents alors j’espère que ma chance continuera pour mes prochains stages ! À bientôt.

Rédigé le 30/01/2009 à 17:04 | Lien permanent | Commentaires (0)

Jeudi 29 janvier 2009 : 6h-14h

Quand j’arrive, je suis seule avec l’IDE de nuit et comme l’IDE de jour arrivera plus tard, elle me fait les trans. Il n’y a eu aucune nouvelle entrée et il est temps que je fasse ma MSP car mes trois patients vont sortir et des ados aussi. (à la fin de la journée, il devrait rester deux enfants s’il n’y a pas d’entrée !)

Je relis mes DDS, arrange la planification, bientôt l’IDE arrive alors je lui fais lire, je finis la DDS de Lisa puis on va manger. Le stress monte lentement mais sûrement.

À 8h, on commence le tour, il est rapide vu qu’il n’y a que 7 patients. Ensuite, je vais chercher un petit chariot, je le désinfecte, je prépare mon matériel tout bien pour mes trois soins, je galère comme c’est pas possible pour trouver un « pschit » pour désinfecter les adaptables et le saturomètre mais finalement, l’IDE m’en trouve un et me sauve ! Je vais aussi dans la chambre de Sofiane pour vérifier que tout est bien positionné et que rien ne me gênera (oui, la maniaque est de retour !). Je stresse maintenant totalement mais je ne peux rien faire de plus, je sais que tout est prêt.

Le staff avec les médecins commence, c’est bien parce que c’est rapide et juste à la fin, ma formatrice arrive donc je l’emmène voir la cadre, elle se met en tenue d’hôpital et on y va pour présenter les DDS. Comme il n’y a plus personne, je le fais devant la planification, ce qui est super. Elle n’est pas pressée, elle et la cadre n’hésitent pas à parler d’autre chose pour me détendre, la formatrice m’encourage et me dit à la fin de la première démarche que c’est très bien, que je fais les liens, que c’est synthétique et digne de ce qu’on demande en fin de deuxième année. Après que j’ai présenté mes trois démarches, je regarde la prescription pour l’aérosol de Sofiane pour prendre le produit dans la pharmacie, je me lave les mains et on y va.

Je donne le thermomètre à Stella en passant devant sa chambre car j’ai décidé de finir par elle donc je n’aurais pas à attendre pour avoir sa température. Nous allons voir Lisa, elle s’assoit sur les genoux de sa maman et je me mets à sa hauteur pour prendre son pouls puis pour mesurer sa tension. Je vérifie sa conscience en lui parlant de son doudou. La formatrice et la cadre m’aident (avec plaisir) à combler les trous en parlant avec Lisa, le soin se passe donc très bien.

Ensuite, je vais chez Sofiane, qui joue en salle de jeux. Je lui dis de venir dans son lit, je mets un peu de temps niveau organisation à préparer le soin mais en attendant, mon « jury » parle avec le petit bonhomme. J’ai les mains qui tremblent mais j’essaie de le dissimuler. Quand on ressort de la chambre, (ce soin aussi s’est bien passé) la formatrice me dit d’aller voir Stella toute seule, que l’évaluation est terminée et elle va dans le bureau de la cadre avec cette dernière pour débattre de mon cas. Je suis soulagée, au moins, je n’ai plus à stresser. Je vais prendre la saturation de Stella et relever sa température puis je range mon matériel et je vais faire mes transmissions. Je vais ensuite avec l’IDE en salle de soins externes car elle fait une prise de sang sur la chambre implantable d’Ismaël, deux ans. Ce petit bout de chou est adorable !

Je suis appelée par la cadre pour avoir mon résultat. D’abord, la question que je déteste au plus haut point : « qu’avez-vous pensé de votre prestation ? » Je sais que ça ne s’est pas mal passé, je sais que j’aurais la moyenne. Finalement, elle m’annonce que j’ai eu 10/10 à mes DDS ! Puis 9/10 à mes soins ! Je suis tellement heureuse et tellement soulagée que les larmes viennent toutes seules. Je suis super contente. La formatrice ajoute que je suis tout à fait au niveau, que j’ai de bonnes connaissances mais qu’il ne faut pas que je me laisse déstabiliser par le stress puisque j’ai les réponses. Que j’ai la bonne distance avec les enfants, je leur parle sans les infantiliser tout en incluant les parents dans le soin s’ils sont là. Bref, je suis aux anges ! Ensuite, la formatrice s’en va et moi, je suis tellement soulagée que je ne peux résumer mon état qu’en un mot : bonheur. Je ne pense à rien d’autre que le service et je me sens bien. Ça c’est génial !

Ensuite, je prépare les bons de labo du bilan sanguin de Perrine, en chambre mère-enfant mais je n’en sais pas plus sur elle, je donne les papiers de sortie à Lisa et sa maman, leur dis au revoir, et fais de même avec Stella et sa grand-mère (qui m’embarque sans faire exprès mon stylo sans que je m’en rende compte).

Puis je vais voir la cadre pour qu’elle me signe mon rapport de stage et deux autres feuilles (actes de soins et horaires) pour l’IFSI. J’ai donc bien 17 à mon rapport et je suis très contente.

Bientôt, on va manger et ça fait du bien. Ensuite, les transmissions sont rapides et l’IDE me dit de partir à 13h30, ce qui me fait bien plaisir ! Je suis si contente !

Rédigé le 30/01/2009 à 17:04 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mercredi 28 janvier 2009 : 6h-14h

Quand j’arrive, je vois sur la planification qu’il n’y a eu aucune entrée depuis hier matin. C’est une chose rare et bien sûr, ça arrive juste au moment ou je veux qu’il y ait des patients qui arrivent ! (pour ma MSP) Deuxième mauvaise nouvelle, mais prévisible, Lou est décédée hier en début d’après-midi. Elle est peut-être mieux là où elle est…

Mais bonne nouvelle, je suis avec l’équipe que je préfère : l’IDE et l’AP de vendredi soir dernier. Et en plus, ce sera la même IDE demain pour ma MSP, ce qui me rassure. Donc, ce sont les transmissions, rapides en raison du petit nombre de patients (une douzaine).

Ensuite, Coralie, 14 ans, vient nous voir parce qu’elle a des douleurs au ventre. On lui donne un médicament et on en profite pour lui faire son bilan sanguin quand elle revient dans sa chambre. L’IDE me laisse chercher une veine, j’ai du mal à la trouver, elle cherche, resserre le garrot (je ne le serre jamais assez de peur de faire mal…) puis elle me fait toucher la veine. Quand je me sens (enfin) prête, je pique et en bougeant légèrement mon aiguille, je réussis mon bilan, super fière de moi. La patiente n’a rien senti car elle avait eu le patch de crème Emla.

Puis Nicolas sonne car il a mal à la tête. Je lui donne donc un médicament. Il est encore tôt et nous n’avons rien à faire. On monte en hémato, l’IDE aide celle d’hémato à poser une perfusion à Marie, 6 ans. Il y a eu une découverte hier soir de tumeur cérébrale sur une petite fille de même pas deux ans. C’est vraiment une mauvaise passe…

Nous allons manger à 7h50, ce qui fait que nous commençons le tour un peu plus tard. Heureusement qu’il n’y a pas trop de patients, le tour est rapide. Je mets l’aérosol de Sofiane en route, j’essaie de bien faire en technique pour m’entraîner pour demain matin et je transmets. Quand on va voir la petite Charlotte, elle me regarde avec ses yeux et son sourire charmeurs et la maman lui dit : « tu voulais pas demander quelque chose à la dame ? » en me désignant, et elle répond en me regardant : « un bisou ! » Trop choupinoute ! Cette petite fille est vraiment un amour ! Puis je donne les médicaments de Stella et prends sa saturation, je refais la syndactylie de Nicolas, je donne son traitement à Dymitri et je transmets.

Je prépare un masque taille enfant pour l’aérosol de demain ainsi que des lunettes à oxygène pour enfant au cas où Sofiane ait encore besoin d’oxygène demain et je les mets de côté pour ma MSP, histoire de ne pas fouiller pendant des heures dans le bac où il y a beaucoup trop de masques taille adulte.

Je vais arrêter l’aérosol de Sofiane et attends un quart d’heure pour prendre sa saturation (sinon le chiffre n’est pas significatif) puis ce sont les transmissions. L’interne veut faire sortir Sofiane car il a une saturation correcte sans oxygène. Aïe ! Dès la fin des trans, je vais reprendre sa saturation, je tombe en même temps que le kiné donc je regarde un peu car je n’ai jamais vu de kiné respiratoire et à la fin de la séance, il est à 92%. Je vais vite le dire à l’interne, qui me dit de le remettre sous oxygène. Égoïstement, je jubile intérieurement car Sofiane ne va donc pas sortir aujourd’hui.

La petite Charlotte va sortir donc je prie pour qu’il y ait une entrée et pour qu’ainsi, il y ait de nouveau trois enfants pour moi à prendre en charge. Mon vœu est exaucé, on aura une et une seule entrée : Lisa, 3 ans et demi, entrée pour malaises ce matin. Il n’y a rien d’alarmant, bilan normal, HGT normal, ECG normal, tension et pouls normaux, température normale… heureusement, un EEG est prescrit et elle ne le passe pas aujourd’hui donc elle reste au moins jusqu’à demain, ce qui me permet de la prendre en charge pour ma MSP. Je ne ferais rien d’autre que prendre son pouls et sa tension, mais c’est un soin comme un autre et ça me convient parfaitement.

Vers 11h30, j’accompagne Stella et sa grand-mère au scanner, c’est à l’entrée de l’hôpital et il fait super froid ! Je reviens dans le service, donne son traitement à Dymitri, c’est bientôt l’heure du repas, je vais retirer la perfusion de Charlotte qui va sortir, elle est toujours aussi mignonne et quand je sors, elle me fait coucou et m’envoie un bisou par la fenêtre de la porte ! Quel amour !

Toute la matinée, j’ai essayé de bosser mes DDS entre deux soins donc j’ai avancé très lentement. Je m’y remettrai après les trans pour l’équipe d’après-midi. Vers 12h30, on va manger, puis transmissions.

C’est donc vers 13h40 que je me mets (gaiement) à travailler, j’ai de la chance car il n’y a personne dans le bureau et l’IDE a dévié le téléphone sur un autre poste. Je bosse, je pose des questions aux parents concernés, je bosse, etc… Je vais y passer deux heures et demi avant de faire lire seulement deux démarches à l’IDE, la troisième est commencée mais son dossier est léger donc le recueil de données est rapide, le reste, contenant les problèmes et/ou risques du jour, je ne pourrais le faire que demain. Entre temps, l’interne arrive et dit « bon, Stella peut sortir, j’ai eu le résultat du scanner… » Noooon ! Heureusement, l’IDE intervient et demande si elle ne pourrait pas plutôt sortir demain pour que je fasse mon évaluation. L’interne ne s’y oppose pas, c’est juste pour Stella que ce sera moins bien de passer une nuit de plus à l’hôpital. Oui, je suis méchante.

Finalement, après que l’IDE ait lu mes deux premières démarches (à compléter aussi demain) et m’ait donné ses conseils, je peux enfin partir, il est 16h15. Je suis fatiguée et un peu déprimée par mes DDS même pas finies et aussi stressée pour ma MSP mais je vais essayer de penser à autre chose pendant un petit moment. Vivement que ce soit fini !

Rédigé le 30/01/2009 à 17:03 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mardi 27 janvier 2009 : 6h-14h

Quand j’arrive, je retrouve les deux infirmières avec qui j’avais fait mes trois nuits. Je regarde la planification, beaucoup d’enfants sont sortis hier : six chambres vides et il reste quatre enfants pour huit ados. Ma MSP est mal barrée… (je précise que je ne compte pas prendre d’ado dans ma prise en charge car il n’y a aucun soin à leur faire or j‘ai obligation de présenter au moins un soin par patient, même si la formatrice ne me demande pas de tout faire, ça doit être prévu) Je jette un coup d’œil à mon rapport de stage qui est revenu dans le petit tiroir réservé aux étudiants. Pas mal, l’équipe m’a mis 17 mais la cadre ne l’a pas encore signé donc rien n’est définitif.

Puis ce sont les trans, suite à quoi je dis à l’IDE quels sont les trois patients que je vais prendre en charge (pour aujourd’hui en tout cas) ce qui ne lui laisse plus beaucoup de boulot mais elle ne va pas se tourner les pouces car elle va aider l’autre IDE, elle va répondre au téléphone et assister au staff avec les médecins, le normal, et au staff ados, qui a lieu apparemment tous les mardis mais nous n’étions pas au courant.

Donc nous allons prendre le petit déjeuner avant le tour de 8 heures. On donne un antalgique à Nicolas, 9 ans, entré pour céphalées et vomissements suite à une agression par les camarades d’école, on pose de la crème Emla (la crème anesthésiante) à Stella au cas où on doive la perfuser car elle passe une fibroscopie bronchique* et on lui fait une injection intra-rectale d’Hypnovel pour la détendre avant l’examen. On met aussi de l’Emla à Coralie, 14 ans, qui va avoir une fibroscopie gastrique**, à qui on pose la perfusion mais elle n’a pas besoin de prémédication. Je fais l’aérosol de Sofiane et Hamidou et je transmets. Puis je refais les syndactylies*** de Nicolas, car aux urgences, ils n’ont pas mis de compresses entre les doigts alors ça lui fait mal.

Ensuite, il y a le staff avec les médecins, ça va assez vite. Puis, comme les soins sont faits, je commence ma démarche de soins (DDS) sur Sofiane. Le téléphone n’arrête pas, heureusement qu’il y a une AP à côté de moi pour répondre car l’IDE est en hémato. Nous avons une nouvelle entrée : Charlotte, 3 ans, gastro avec déshydratation, perte de poids et refus de s’alimenter. J’assiste à la visite du médecin interne, la petite est super mignonne. Elle me fait des sourires alors qu’elle ne veut pas que le médecin l’ausculte. (enfin, en insistant, elle accepte) Je vais la choisir pour ma MSP, à condition qu’elle soit encore là, bien sûr, car en plus, je suis sûre qu’il y aura des soins à lui faire, même en milieu de matinée.

Je mets l’aérosol de Sofiane puis je lui fais prendre sa douche, je lui explique également que jeudi, une formatrice viendra me regarder lui faire son aérosol pour qu’il ne soit pas surpris et je lui pose deux ou trois questions pour compléter ma DDS. Ensuite, je fais l’aérosol d’Hamidou, je regarde l’IDE retirer le strapping de Dymitri, 12 ans et je lui donne son traitement.

Bientôt, on peut aller manger et ça tombe bien parce que j’ai faim. On parle toujours de Lou, bien sûr. Ce matin, ils l’ont débranchée donc je ne serais pas étonnée en arrivant demain matin d’apprendre qu’elle est décédée, même si j’en serais très attristée. Ensuite, ce sont les transmissions, puis les infirmières (de n’importe quel quart) ont une réunion importante pour parler d’organisation. Donc, les AP font les chambres des patients sortis et moi, je reste seule dans le bureau des infirmières pour faire ma DDS sur Stella. Entre temps, je réponds aux questions des patients ou soignants qui passent, mais j’ai l’immense chance que le téléphone ne sonne pas. Ça me prend une bonne heure puis je m’en vais. Je verrais demain s’il y a des entrées intéressantes pour mon évaluation et si Stella et Charlotte seront bien là jeudi matin ou non.

 

*fibroscopie bronchique = introduction d’une petite caméra dans les voies aériennes (trachée, bronches) pour y voir les cavités intérieures.

**fibroscopie gastrique = pareil mais dans le tube digestif.

***syndactylie = blocage de deux ou trois doigts (de pied ou de main) dans la but de les immobiliser, suite à une entorse ou une fracture.

Rédigé le 30/01/2009 à 17:03 | Lien permanent | Commentaires (0)

Lundi 26 janvier 2009 : 6h-14h

Ce matin, j’ai eu une panne de réveil, qui m’a permis de dormir deux heures de plus, mais qui m’a fait arriver à seulement 7h10. Ceci dit, je n’ai pas raté grand-chose en matière de soins… Juste les transmissions. Quand j’arrive, les deux infirmières discutent dans la salle de soins d’hémato de la petite Lou. Mauvaise nouvelle : hier, elle a décompensé, elle a été transférée en réanimation pédiatrique, elle est intubée, sédatée (= volontairement endormie), attachée pour ne pas retirer ses perfusions ou électrodes, et les médecins ont dit qu’elle n’en avait plus que pour quelques jours. Ses parents sont bien sûr effondrés, elle pourrait avoir un an le 8 février. Toute l’équipe est un peu triste. Déjà que Daria est aussi intubée et en réanimation à Rouen, et il paraît qu’un autre patient va très mal également, mais je ne le connais pas.

Puis on continue à en parler en pausant, ce qui me permet de prendre mon petit-déjeuner. Pauvre petite puce qui souffre et n’a pourtant rien demandé… J’ai mal au cœur pour elle. Les IDE ont appelé la réa pour avoir des nouvelles mais il n’y a rien de nouveau.

Vers 8h, on commence notre tour, on va voir tous les patients, on donne les médicaments, on prend les saturations et Camille, 10 ans, entrée pour hyperthermie sur une angine, a droit à une prise de sang. On transmet dans les dossiers au fur et à mesure.

Mehdi, 15 ans, qui était là depuis deux semaines pour tentative de suicide et troubles du comportement a été transféré à Équinoxe hier soir, un service pour adolescents de l’hôpital psychiatrique parce qu’apparemment, il a « pété un plomb » et a cassé le lit. Il voulait surtout sortir.

Je vais ensuite poser les aérosols de deux patients et demande à l’IDE de venir avec moi pour me dire exactement comment faire ce soin en évaluation car j’ai de fortes chances de le présenter à ma MSP de jeudi. Elle m’explique donc tout bien pour le premier patient et j’y vais toute seule pour le deuxième, qui est moins compliqué car il n’est pas sous oxygène.

Puis je transmets, prends la saturation de Stella et ce sont les trans avec les médecins. Ce qui est marrant, en service, c’est de se retrouver face à des médecins qui sont venus nous faire des cours à l’IFSI, comme le neuro-pédiatre qui est là ce matin. Pas mal de patients vont nous quitter dans la journée, notamment Haissame et Julie qui étaient là depuis plus d’une semaine, et d’autres, dont je me suis moins occupée.

Comme on est en surnombre (il y a deux IDE de journée en plus des deux IDE prévues et en plus, en hémato, les trois chambres sont vides, il n’y a que trois chambres mère-enfant de remplies, ce qui fait qu’il y a quatre IDE au lieu d’une dans mon service) on a le temps d’aider les AP à faire les lits. On a aussi le temps de prendre une pause café, l’équipe va aussi (deux par deux) faire un tour en réa pour voir la petite Lou, ce qui fait qu’elles n’arrêtent pas d’en parler, de parler de la maman effondrée etc… (j’ai du mal à cacher que par moments, j’ai les larmes aux yeux)

Et du coup, elles ont aussi le temps de remplir nos rapports de stage (et de signer mes actes de soins). Je me fais gentiment éjecter de la salle de soins et en profite pour aller prendre la saturation de Sofiane, 6 ans, arrête son aérosol commencé il y a un petit quart d’heure et le remets sous 1 litre d’oxygène car sa sat est basse. Je fais de même pour Hamidou qui est ici pour la même raison, et je prends aussi une saturation de contrôle à Stella. Quand j’ai de nouveau accès à la salle de soins, j’écris tout ça dans les dossiers puis on va manger, enfin, je les regarde manger car je n’ai pas pris ma gamelle, ne pensant pas qu’on aurait le temps de manger.

Quand l’équipe d’après-midi arrive, rebelote on réexplique toute l’histoire de Lou et ça me fait toujours autant mal au cœur et j’ai de plus en plus de mal à cacher mes yeux humides. Ensuite on fait les trans, je retire la perfusion de Louis, 4 ans puis l’IDE de journée me dit que je peux partir puisqu’il est 13h55. Ouf, je quitte cette atmosphère un peu lourde et triste, même si j’ai bien aimé mon quart qui s’est déroulé tranquillement. Malheureusement, je n’ai pas encore eu mon rapport de stage…

Rédigé le 26/01/2009 à 16:05 | Lien permanent | Commentaires (0)

Vendredi 23 janvier 2009 : 13h-21h

Quand j’arrive, je vois Baptiste et sa maman sortir du service donc en arrivant dans la salle des IDE, je mets à jour la planification le concernant, puis je regarde les changements depuis hier et ce sont bientôt les transmissions. On a beaucoup de sorties de prévues cet après-midi.

À 14h, on commence le tour, je mets l’aérosol de Sofiane, 6 ans, après avoir pris sa saturation, et je l’écris dans son dossier. Puis je prends la saturation de Matéo. J’ai choisi trois patients dont je vais m’occuper cet après-midi, notamment parce que je m’en occupais déjà le reste de la semaine, et d’autre part, ce n’est pas ça qui m’empêche de faire des soins à d’autres patients. J’ai donc choisi Stella, Haissame et Mehdi. Malheureusement, ces patients ne seront, je pense, plus là pour ma MSP jeudi.

Après le tour, on fait les sorties, souvent on n’a plus qu’à faire les lits. Puis je prépare l’antiviral d’Haissame en perfusion et vais le poser à 16h. Il va beaucoup mieux le petit loup ! Il nous parle, nous sourit, gigote dans son lit et se gratte un peu moins, ça fait plaisir de le voir comme ça !

Puis, à la demande de l’interne, je retire la perfusion de Stella qui est toute contente d’être libérée et va se balader dans le couloir tout l’après-midi, ce qui est bien compréhensible.

Ensuite, on fait un transfert de réa vers une chambre mère-enfant, Killian, 6 ans, entré pour crise d’asthme et qui va mieux maintenant, il gesticule et est bien éveillé, si bien qu’il fera le transfert dans les bras de l’IDE. Ça me donne l’occasion de voir la réanimation pédiatrique. Il y a sept chambres maximum. Je ne vais que jusqu’à la troisième mais dans les deux premières, il y a des tout petits bébés minuscules dans des couveuses, c’est assez impressionnant. On rentre dans une chambre où il y a exceptionnellement deux petites filles car elles ont le même problème et qu’il n’y avait plus de place. L’interne est en train de faire un câlin à l’une d’elles et nous explique qu’elle fait 2,3 kg. Sa maman ne vient pas souvent la voir alors elle lui fait des câlins pour compenser. (je précise que ce n’est pas du tout une corvée pour elle !) La petite puce a une sonde gastrique, des lunettes à oxygène et des électrodes pour la relier au scope. Puis on s’en va car Killian et sa maman sont prêts. Nous retournons donc dans notre service et nous les installons. Puis je vais poser l’antibiotique d’Haissame mais comme la perfusion passe très lentement, l’antiviral n’est pas terminé donc je reviendrais plus tard pour mettre l‘antibiotique.

Je donne ensuite du sirop à Laura, 8 ans, entrée pour crise convulsive, qui a un peu de fièvre. Puis les IDE essaient de poser une sonde urinaire à Lou en hémato donc je vais les voir. Cette petite fille qui est là pour une tumeur du muscle fessier n’arrive plus à faire pipi depuis quelques temps, et on suspecte que la tumeur gagne du terrain en comprimant un endroit qui l’empêcherait donc d’uriner. Je crois qu’il y a un mauvais pronostic pour cette petite puce car si on opère pour retirer la tumeur, elle risque d’être paralysée donc les parents refusent (ce que je comprends) et en plus, ils ne sont pas sûrs de retirer toute la tumeur. Pauvre petite mère… Quand les IDE essaient de mettre la sonde, la mère soutient sa fille, elle est toute rouge, elle espère de tout son cœur qu’on va réussir à lui poser, mais les grandes lèvres sont très gonflées et les IDE ne trouvent pas. Elles appelleront donc le chirurgien qui va y arriver du premier coup et va nous snober, mais nous on ne fait pas ça tous les jours et encore moins sur une petite fille d’un an.

Ensuite, avec l’IDE de mon côté, on redescend chez les enfants et ados et je vois des photos prises hier avec les sportifs alors je vais les donner aux enfants concernés, puis avec l’IDE, on retourne chez Haissame pour vérifier si la perfusion passe et pour poser l’antibiotique si l’antiviral est terminé, ce qui est le cas. Le petit loup s’est endormi. Puis on refait un lit avec l’IDE dans la chambre voisine.

Ensuite, on a le temps de pauser, c’est la première fois de la semaine qu’on pause si tôt ! Il est 17h40 et ça fait bien plaisir de s’asseoir ! (je sais que je me répète)

Quand on y retourne, l’IDE répond au téléphone puis doit aller chercher un médicament dans un autre service. Moi, je prends la saturation de Stella puis de Sofiane, je lui mets en route son aérosol et j’écris dans les dossiers. Puis je mets les classeurs à jour, je vérifie qu’il n’y a pas besoin d’étiquettes sinon j’en imprime, qu’il y a encore des feuilles jaunes de transmissions sinon j’en rajoute. Ensuite, je vais arrêter l’aérosol de Sofiane. Puis avec l’AP, on trie du courrier par ordre alphabétique, il y en a un tas énorme, et une fois qu’on a classé tout ça, ce sera aux médecins (ou internes) de tout signer ! Les pauvres…

La maman de Sacha appelle pour nous dire ses taux de glycémie de la journée et pour qu’on la conseille sur l’insuline à donner à son fils ce soir. Je me débrouille bien car quand l’IDE revient 10 minutes après, je lui explique ce que j’ai dit et elle me dit que j’ai bien fait.

Bientôt, on commence le tour de 19h, on va dans les chambres à tour de rôle et l’autre écrit, ajoutez à cela qu’on a 5 chambres de vides, on va plutôt vite. Je donne des traitements, reprends la saturation de Sofiane car quand on fait un aérosol, il faut attendre un quart d’heure avant de prendre la saturation. Après avoir tout transmis, je range le chariot, les plateaux qui séchaient après avoir été désinfectés, puis l’IDE me laisse très gentiment partir à seulement 19h50 ! Elle me dit de profiter de mon week-end, que de toute façon j’ai bien travaillé et qu’on n’a plus rien à faire.

Mon quart s’est super bien passé avec cette IDE et cette AP et je suis contente d’entrevoir enfin un service où j’aimerais vraiment travailler mais là où en plus, je me sentirais vraiment capable de travailler. Par exemple, en chirurgie, j’aimerais y travailler, sauf que je me dis qu’il y a certaines choses que je ne serais pas capable de faire ou auxquelles je ne penserais pas, etc… Mais là, je me sens vraiment capable d’y travailler et ça me rassure. Bon week-end !

Rédigé le 26/01/2009 à 16:04 | Lien permanent | Commentaires (0)

Jeudi 22 janvier 2009 : 13h-21h

Quand j’arrive, je prends connaissance des patients à l’aide de la planification et je n’ai pas longtemps à attendre avant les transmissions. C’est la même infirmière qu’hier : cool.

À 14h, je vais prendre la saturation de Matéo et lui fais son aérosol, puis je transmets. Il n’y a pas d’autres soins pour l’instant, l’IDE fait le tour, je prend la température de Lydia. Puis avec l’élève, on aide à « faire les sorties », c’est-à-dire qu’on retire tous les draps, on nettoie la chambre à fond et on remet des draps propres. On fait deux chambres.

Cet après-midi, non seulement il y a les médecins clowns, mais en plus il y a l’association « 1 maillot pour la vie » qui vient voir les enfants de l’hôpital. Il y a des joueurs de foot (HAC), de hand et de basket (St Thomas) qui viennent offrir des sacs aux enfants contenant des T-shirts, des chocolats, un livre de coloriage, etc… C’est super pour eux, d’ailleurs, rares sont ceux qui ne sont pas allés les voir en bas pour faire des jeux. Ensuite, ils montaient dans les services et il y avait aussi un photographe.

On est allés voir en hémato si l’autre IDE avait besoin de nous, j’ai donc vu un pansement de cathéter central, elle a aussi retiré la perfusion de la petite Lou, et on a fait une chambre.

Ensuite, je prends la saturation de Abou, 8 ans, entré pour crise d’asthme, et lui fais son aérosol.

À 16h, je vais poser l’antiviral de Haissame, comme les jours précédents, et je transmets. En fait, il n’y a pas beaucoup de soins pour aujourd’hui en tout cas, c’est en hémato que c’est le plus intéressant. Ensuite, je prépare l’antibiotique d’Haissame de 17h puis je vais aider à faire une autre sortie.

On retourne en hémato où je vois une ablation de perfusion sur chambre implantable. C’est assez impressionnant : c’est une grosse aiguille qu’on plante dans la « chambre implantable » qui consiste en une grosse bosse sous la peau, au niveau du haut de la cage thoracique, du côté droit. (on parle toujours du côté pour le patient)

Puis je suis l’IDE qui va injecter un produit (facteur VIII recombinant de coagulation, je ne sais même pas à quoi ça sert car je n’ai pas eu le temps de demander) à Yoshuan, 5 ans, sur sa chambre implantable aussi. Voir retirer la grosse aiguille tout à l’heure, ça allait, mais là, la voir se planter dans la peau, ça fait drôle, surtout que je dois tenir les mains de l’enfant. C’est rapide. L’IDE passe du sérum phy pour vérifier que ça passe bien, puis elle injecte le produit, puis elle rince avec du sérum phy et elle dépique.

À 17h, je pose l’antibiotique d’Haissame, puis je prends une température par ci, une saturation par là et je transmets. Je réponds aux sonnettes, aux questions de certains parents, au téléphone…

À 18h, je pose le Perfalgan d’Haissame, je prends la saturation de Matéo et lui mets en route son aérosol et nous pouvons enfin pauser. Mes jambes sont fatiguées.

Vers 18h45, on repart. Je prépare et pose l’Augmentin en IV de Lydia puis je fais le tour, l’IDE me laisse faire tout en étant là si j’ai besoin. Il n’y a pas grand monde dans le service vu qu’on a eu plusieurs sorties et une entrée seulement vers 17h. Donc je donne les traitements, écris dans les dossiers, prends une température et une saturation par ci par là, etc… Et je range tout mon matériel.

On a deux arrivées vers 20h, j’assiste seulement à la deuxième car je recopiais quelques trucs sur la drépanocytose et la maladie de Crohn grâce à l’ordinateur. Il s’agit de Clency, suspicion d’appendicite, hébergement de la chirurgie pédiatrique car ils n’ont plus de place. Finalement, l’IDE me laisse partir à 20h35, quand elle commence les trans. Et je suis bien contente de rentrer chez moi car j’ai une migraine grosse comme ça !

Rédigé le 23/01/2009 à 11:35 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mercredi 21 janvier 2009 : 13h-21h

Quand j’arrive, je prends connaissance des patients sur la planification puis ce sont bientôt les transmissions, régulièrement perturbées par le téléphone. Ensuite, je vais avec l’autre élève voir Marie Amelyne, 19 ans, qui était venue pour une cure de Rémicade*. Le médicament est passé dans la perfusion, le rinçage aussi donc on la dépique pour qu’elle puisse rentrer chez elle.

Ensuite, j’emmène Stella, 10 ans, à la radio car elle doit passer une radio pulmonaire. C’est marrant d’être derrière le muret avec la manipulatrice radio. C’est rapide, puis on remonte dans le service. On a déjà une arrivée, Lydia, 6 ans, qui est là pour une crise drépanocytaire** mais il n’y a plus de place en hémato.

On va faire le tour des patients avec l’IDE puis l’AP me demande d’accompagner Krystal, 4 ans, et ses parents pour passer un EEG (électroencéphalogramme). Ce n’est pas dans le même pavillon mais avec les explications, j’y arrive facilement.

Quand je reviens, l’IDE est en hémato, elle pose une perfusion et fait une prise de sang à Manon, 4 ans, qui est en chambre mère-enfant puisque sa maman reste avec elle. Ensuite, nous allons faire le bilan de Stella et l’IDE me laisse essayer. J’en sens une sans la voir alors j’essaie. Je ne réussis pas mais au moins, j’ai osé piquer un enfant, ce qui, jusque là, me faisait peur. L’IDE n’arrive pas non plus à l’endroit où j’avais piqué alors elle réessaie dans le pli du coude aussi mais finalement, c’est en piquant dans la main qu’on aura du sang.

Puis je vais prendre la saturation, la tension et la température de Lydia, je transmets, je prend la tension de Baptiste, super sage et très poli, très souriant, pas douloureux donc on se demande un peu pourquoi il est encore là… et je transmets.

Vers 16h, je prépare le Zovirax de Haissame, 4 ans, varicelle vraiment surinfectée, et je vais le poser sur sa perfusion. Puis j’écris dans son dossier.

Ensuite, il faut faire une prise de sang à Lydia… On a beaucoup de mal, elle hurle d’avance avant qu’on la touche, elle bouge et ça tombe mal parce qu’on a pas mal de tubes à remplir. Mais finalement, l’IDE s’en sort. Puis je prépare l’Orbénine d’Haissame en avance pour la poser à 17h sauf que quand j’y vais, le Zovirax n’est pas passé. J’avais vu que la perf passait mal donc l’IDE est venue avec moi pour la déboucher. Du coup, il y aura du retard sur les traitements mais ce qui compte, c’est qu'il les ait.

Puis on fais les transmissions écrites de l’après-midi car on a pas trop écrit jusque là mais à deux, ça va très vite.

Ensuite, on va en hémato, l’IDE est débordée donc on fait une prise de sang à Annabelle, venue en externe. Ça fait plaisir de voir qu’elle a des cheveux, courts et tout bouclés. Ça me fait doublement plaisir qu’elle accepte que je la pique. Je mets pas mal de temps à trouver la veine mais finalement, j’y arrive !

Ensuite, je prépare une perfusion avec de l’Augmentin dedans pour Manon et je vais la poser mais je m’aperçois en même temps que la perf ne passe pas. L’IDE vient la déboucher et repositionne l’attelle avec une bande plus rigide pour éviter que la petite puce ne plie son poignet, ce qui empêche que le produit coule bien.

Ensuite, on fais un lit avec l’IDE pour aider puis on peut enfin aller pauser. Ça fait bien plaisir car je ne me suis pas assise une fois depuis les transmissions ! Et j’ai mal aux genoux, hanches et lombaires.

Puis on repart. Je vais poser le Perfalgan pour Haissame et l’IDE arrive avec les médicaments oraux car elle a commencé son tour. Du coup, je l’aide à donner les médicaments, à écrire dans les dossiers (un coup c’est l’une, un coup c’est l’autre) et on finit le tour assez rapidement. Je reprends la température de Lydia et sa saturation. Je m’étonne car tout l’après-midi elle a eu 100% de saturation et pourtant, elle est sous oxygène. L’IDE m’apprend que pour les patients qui font une crise drépanocytaire, on met l’oxygène pour diminuer la douleur.

Puis on finit le tour et les transmissions. Je sors deux bilans qui étaient à récupérer sur l’ordinateur suite à quoi, l’IDE en regarde un et appelle un médecin dans le doute. Malheureusement, on doit repiquer Stella mais au moins, cette fois, on sait qu’il faut directement aller dans la main. En plus, on prend l’Entonox, aussi connu sous le nom de gaz hilarant, pour qu’elle se détende. L’IDE y arrive du premier coup.

Finalement, elle me laisse partir à 20h35. Sympa !

*Rémicade : médicament utilisé dans la maladie de Crohn (maladie inflammatoire chronique du tube digestif) en plusieurs cures consécutives.

**drépanocytose : maladie caractérisée par des anémies = manque de globules rouges, provocant des douleurs.

Rédigé le 23/01/2009 à 11:34 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mardi 20 janvier 2009 : 13h-21h

Quand j’arrive, je regarde sur la planification les changements d’enfants pendant le week-end en attendant les transmissions. Le service n’est pas tout à fait plein mais ce n’en est pas loin.

Ensuite, je suis l’IDE, on veut préparer une perf d’antibiotique mais nous n’avons pas ce produit donc en attendant, nous allons voir Audrey, qui est là depuis ce matin pour faire sa chimiothérapie (il n’y avait plus de place en hématologie). Là, les produits sont passés dans la perfusion reliée à son cathéter central et le rinçage au sérum phy est fait aussi donc on doit retirer la perfusion de son cathéter en y mettant un bouchon neuf et en prenant de grandes précautions d’hygiène. L’IDE a donc préparé son soin sous flux (= en stérile) et nous avons tous des masques, y compris le papa d’Audrey, l’IDE a des gants stériles.

Ensuite, entre deux coups de téléphone, on fait un tour pour vérifier que tout le monde va bien. C’est le cas, plusieurs ados sont en activité avec l’éducatrice, deux enfants sont avec l’institutrice, Manon est en permission jusqu’à 16h.

Vers 15h, l’AP relève toutes les températures et quatre patients ont de la fièvre donc nous, on donne les médicaments en fonction des prescriptions, je fais des préparations de médicaments en perfusion, je fais mes calculs, tout est bon. Puis je vais les poser ou donner du sirop aux patients qui en ont besoin.

Ensuite, on prend des saturations avec les scopes : obligés de mettre des scopes dans les chambres des patients dont on a besoin de mesurer les saturations car le saturomètre a perdu son câble avec l’embout qu’on met sur le doigt pour mesurer. On va voir Matthieu, on prend sa saturation et sa température, je lui fais son aérosol, et comme tout est normal, il peut sortir. Puis Matéo, je prends sa saturation et lui mets son aérosol. Et enfin Baptiste, à qui je dois juste prendre le pouls et la tension. Je réponds aussi aux sonnettes entre deux et cet après-midi, ça sonne pas mal.

Bientôt, Manon revient de sa permission, juste avant le goûter, elle fait son HGT et a son goûter normal. Puis les autres enfants ont aussi leur goûter. À 16h, je vais poser le Zovirax sur la perfusion d’Haissame, 4 ans, qui a une varicelle surinfectée. Je passe voir la cadre pour lui demander de rattraper un jour sur mon dernier repos et elle est d’accord et me dit de choisir le quart que je veux.

Puis on va voir en hémato, l’autre IDE doit poser rapidement une perfusion sur le petit bras de Lou donc l’IDE de mon service l’aide à tenir la petite fille. Et là je me dis que je n’arriverais jamais à piquer un si petit enfant. Déjà que les plus grands enfants, j’ai du mal à les piquer, à chaque fois je laisse faire l’IDE mais il va bien falloir que je me jette à l’eau.

À 17h, je vais poser l’antibiotique sur la perfusion d’Haissame et je l’écris dans son dossier. Je réponds aux sonnettes, de temps en temps, au téléphone, je pose quelques questions à l’IDE et à un interne, puis nous pouvons aller pauser à 17h50. Et on prie pour que l’arrivée qu’on nous a annoncé n’arrive pas à ce moment-là.

Quand on y retourne, je vais poser le Perfalgan pour Haissame. Puis la maman d’Habigael, 4 ans, sonne pour qu’on fasse une coproculture*, ce qu’on lui avait demandé si sa fille avait des selles. Je vais donc faire ma première copro, avec les explications de l’AP. puis, en revenant, je remplis le bon de labo, sous la surveillance de l’IDE, et je m’en sors pas mal. Et je vais le porter là où on met tous les bilans pour que le labo les analyse.

Ensuite, on fait notre tour de 19h : on voit tous les patients, on donne les médicaments, on vérifie que les perfusions passent bien, qu’il y a encore du produit et on transmet. À deux et avec quatre chambres vides, ça va plus vite. Ensuite, Mehdi veut un DVD (sur la liste des DVD de l’animatrice) mais il n’est pas dans sa boîte alors il en choisit un autre mais je n’arrive pas à le mettre sur le lecteur DVD du service alors je lui prête, il peut le lire sur la PSP ou je sais plus quel appareil (je suis pas douée là-dedans).

L’IDE fait des transmissions écrites car elle est enceinte et aimerait prendre son heure de grossesse mais finalement, elle n’aura gagné que 20 minutes. En même temps, c’est dur de partir quand l’équipe de nuit n’est pas là. Et finalement, elle me dit de partir à 20h45. See you tomorrow, kids !

*coproculture = recueil d’une partie des selles dans un flacon stérile pour analyser la cause de selles liquides ou diarrhéiques.

Rédigé le 23/01/2009 à 11:33 | Lien permanent | Commentaires (0)

Vendredi 16 janvier 2009 : 13h-21h

Quand j’arrive, il n’y a que l’IDE du matin qui me dit qu’elle n’a pas chômé… Je demande ce que je peux faire et on me demande de descendre la boîte de tests de grippe aux urgences et en même temps, d’aller chercher un patient, Victorien, à la radio. (sans oublier son dossier)

Ensuite, je lis les dossiers en attendant les transmissions. Aujourd’hui, c’est une IDE que je ne connais pas encore et qui fait juste un remplacement pour une journée (d’habitude, elle est chez les nourrissons) mais comme elle n’aime pas l’hémato, l’IDE d’hier doit y aller. Elle m’a prévenue, cette infirmière est sympa mais très désorganisée.

Après les transmissions, je demande ce que je peux faire mais elle a du mal à déléguer. Elle explique certaines choses super bien, mais je dois insister ou alors, il faut qu’elle soit à la bourre pour que je puisse aller faire quelque chose. Je prépare donc l’Augmentin de Mehdi et je vais le poser, sans elle puisqu’elle est très occupée.

Le téléphone n’arrête pas, les urgences veulent nous donner des enfants mais les chambres ne sont pas libres. On est obligés de faire des transferts en urgence et donc de nettoyer les chambres en quatrième vitesse pour admettre d’autres enfants. Du coup, j’aide les AP à faire tout ça. Je n’arrête pas, je vais chercher la petite Lou et sa maman à la radio, je descends deux ECBU* au départ pour les analyses, je vais chercher des draps propres, un fauteuil roulant, j’aide Allan à s’installer dans une nouvelle chambre, etc…

Une sonnette n’arrête pas en hémato alors je vais voir, c’est dans la chambre du petit Matisse, quatre ans, pour lui faire une bandelette urinaire. On doit contrôler le pH de son urine. L’IDE n’est pas là alors j’écris tout et laisse sur le bureau avant de retourner de l’autre côté, chez les enfants et ados.

On installe le petit Rubens dans une chambre, il est fiévreux et on nous a signalé qu’il a des pétéchies** sur le corps et un test de grippe positif.

À 16h : HGT de Manon pour savoir ce qu’elle aura le droit de goûter. Sa glycémie est normale donc elle peut avoir un yaourt nature et trois petits beurres (pas très copieux…) que je lui amène. Puis l’AP me demande de préparer le chariot du goûter en me disant rapidement ce que je dois y mettre, heureusement l’autre AP (un homme, ça m’a fait bizarre au début mais il est très compétent et on voit qu’il aime son métier) arrive et m’aide puis je vais distribuer avec lui, on commence par les chambres mère-enfant et l’hémato. Ensuite, il continue à distribuer le goûter et moi, je reste un peu en hémato avec l’IDE d’hier et je vois une prise de sang sur le cathéter central*** de la petite Lou et je lui prépare moi-même son Perfalgan (j’ai un masque sur ma bouche) et vais le poser.

Puis Johanna, 15 ans, vient en externe pour sa chimiothérapie alors je suis bien contente de regarder. En fait, l’IDE lui pose une perfusion, y met de l’Oncovin, (médicament de sa chimiothérapie) met ensuite du sérum phy pour rincer et dépique. C’est rapide en fait.

Après, je retourne voir l’IDE du service et elle me fait préparer un bilan prévu pour demain matin, puis nous allons toutes les deux pauser car il est déjà 18 heures passées et personnellement, mes jambes sont très fatiguées.

Puis on repart. C’est le tour de 19 heures, l’IDE me laisse le faire. Je vais voir tous les patients un par un, je donne les médicaments, je vérifie que tout va bien (pas de douleurs, pas de fièvre, …) et je transmets dans les dossiers. Je prends mon temps pour ne pas me tromper et je m’en sors très bien.

Rubens a de la température donc je lui donne de l’Aspégic 200mg sur prescription, bref, je suis vraiment l’infirmière (ou presque). Après, je regarde l’IDE faire un pansement alcoolisé à Mehdi. Quand tout est fait, je m’assois, c’est bientôt la relève mais pas encore.

Les transmissions commencent, je suis appelée dans une chambre pour prendre la température de Sofiane, qui a 40,3° donc je lui donne un médicament aussi.

21 heures pile, je peux enfin m’éclipser, le week-end s’est fait attendre, ça a vraiment été un quart très intensif !

 

*ECBU = examen cytobactériologique des urines. Recueil d’urine pour voir s’il y a une infection urinaire.

**pétéchies : petites taches sur la peau, peuvent être un marqueur de la méningite donc à surveiller très sérieusement.

***cathéter central : tous les enfants qui viennent régulièrement en hémato ont un « tuyau » directement relié au cœur car les chimiothérapies à répétition font qu’ils n’ont plus de belles veines donc on passe tous les médicaments et on fait tous les prélèvements par ce biais.

Rédigé le 19/01/2009 à 13:18 | Lien permanent | Commentaires (0)

Jeudi 15 janvier 2009 : 13h-21h

Premier quart d’après-midi, je suis en forme après une bonne nuit bien réparatrice. Tout de suite, les transmissions. Le service est plein, quatre sorties sont prévues.

Je prépare une perfusion d’Augmentin et je vais la poser, l’IDE me conseille au fur et à mesure, je fais plusieurs petites fautes (plutôt d’organisation) que je corrigerai pour la prochaine perf.

Ensuite, on va voir Allan, qui vient pour céphalées persistantes, pour le perfuser. Je n’ai jamais perfusé donc je regarde faire. L’IDE devra le piquer trois fois avant de réussir : il a des belles veines mais nos cathlons ne veulent pas y entrer ! Au final, on lui a posé en lui mettant le gaz hilarant sur le nez. (mais il n’était pas très hilare…)

Ensuite, on fait le tour des patients, c’est un peu le bazar, il y a des enfants partout et en plus, le jeudi après-midi est le moment des Docteurs Clowns, ce qui ajoute du bruit et de la pagaille. Mais on y arrive, je prends des saturations, donne des médicaments, écris dans les dossiers…

Je vais aussi faire une injection en IVD (intra-veineux direct) dans une valve posée sur la main de Lana, 2 ans. C’est super, je n’en avais jamais vu, du coup je prépare le produit (2 seringues : une avec le médicament, une pour rincer) et l’injecte dans la valve et juste après, je la dépique car Lana rentre chez elle.

Après le tour, on fini les transmissions, j’aide à mettre à jour la planification murale, j’imprime les bilans sanguins de 2 patients avant de les mettre dans leurs dossiers, je pose des petites questions, l’IDE est très sympa et explique super bien. En plus, elle me montre bien comment bien faire en MSP.

À 16h, on va voir Manon qui fait son HGT avant de goûter, qui fera une bandelette urinaire également avant de pouvoir manger. Toute sa famille est avec elle pendant tout l’après-midi, ça doit lui faire plaisir. (ce n’est pas le cas pour tous les enfants)

Le psychiatre de la Maison de l’Adolescent est débordé cet après-midi, on a beaucoup d’ados dont pas mal ayant fait une TA (tentative d’autolyse = suicide), très souvent médicamenteuse. Ça fait beaucoup (trop) de jeunes en détresse… D’ailleurs, dans l’après-midi, on a une nouvelle entrée : Louise, qui entre pour troubles du comportement, apparemment pas mal dû à ses mauvaises fréquentations scolaires. En tout cas, on a beaucoup d’ados.

À 17h, je pose le Clamoxyl en perfusion (après en avoir fait la préparation) chez Mehdi, cette fois-ci plus en technique, c’est-à-dire plus mieux, comme si j’étais évaluée. Puis j’écris dans son dossier. Je mets aussi en route l’aérosol de Marina après avoir pris sa saturation. Le téléphone n’arrête pas de sonner, je réponds de temps en temps pour aider l’IDE mais de toute façon, je suis souvent obligée de lui passer le téléphone.

Vers 18h, c’est notre pause, ça fait plaisir ! Je me goinfre pour ne pas avoir faim avant la fin de mon quart.

Puis on y retourne. On fait le tour des patients juste avant que le dîner leur soit servi. Je donne des médicaments, fais l’injection d’insuline à Manon (mélange d’insuline rapide et lente, attention, c’est assez délicat…), transmets, prend une saturation par ci, demande si tout va bien et pas de douleurs par là, transmets, etc…

Au passage dans une chambre, je vois Lola, 10 ans, qui est toute seule, toute sage, bien qu’assez angoissée. On continue le tour, je remets Marina sous oxygène car sa saturation est un peu basse, je change les électrodes de Mehdi et prends ses constantes, je transmets dans les dossiers.

Je réponds aux sonnettes, donne un comprimé par ci, une cuiller de sirop par là… Lola a sonné, quand je rentre, elle se met à pleurer. Je m’assois près d’elle, elle me dit que son papa (décédé il y a deux ans) lui manque. Je lui dis que je la comprends, elle me demande si j’ai moi aussi perdu mon père, je lui dis que non mais qu’il ne s’occupe pas beaucoup de moi, elle me répond : « comme ma mère ». J’essaie, une fois que ses larmes se sont calmées, de lui poser des questions sur sa famille (frères et sœurs, oncles et tantes), puis je vois qu’elle a fait des dessins alors je lui propose d’en faire un autre, je lui en fais un aussi, on parle d’autre chose, je songe à sortir de la chambre mais elle repense à son papa et se remet à pleurer à chaudes larmes. La petite puce évoque ses souvenirs : son père saoul tous les soirs, qui lançait un caillou sur la tête su chien quand il aboyait, qui l’a laissée toute seule dehors une fois, c’est sa voisine qui l’a recueillie… Elle me dit qu’elle a peur de tout, d’être seule, qu’elle tremble la nuit sans explications, qu’elle se réveille avec du mal à respirer, … Je suis un peu désemparée, je l’écoute, lui explique comment moi je fais quand j’ai des angoisses nocturnes, essaie de la rassurer, lui dis qu’elle n’a pas à avoir honte d’avoir peur et qu’elle a le droit de pleurer… Puis, je lui explique qu’elle n’est pas seule, qu’à n’importe quel moment, elle peut appeler les infirmières qui seront là toute la nuit, je lui dis de regarder la télé pour penser à autre chose et lui demande de me faire un dessin puisque je serais là demain après-midi. J’essaie donc de la laisser sur une parole rassurante, même si sa détresse m’a moi-même déroutée.

Je retourne dans la salle des infirmiers où les transmissions se font, j’explique rapidement où j’étais et dis que Lola est très angoissée pour que les IDE de nuit veillent sur elle puis l’IDE me dit de rentrer chez moi. Il est 20h50. Je suis contente de rentrer chez moi mais très triste pour cette petite fille qui a à peine 10 ans et est déjà si mal dans sa tête et dans son corps comme elle dit. À cet âge là, on devrait encore être insouciant, léger, heureux, pas porter un tel fardeau moral ! Les soucis viennent bien assez tôt pour qu’on épargne les enfants !

Rédigé le 16/01/2009 à 11:25 | Lien permanent | Commentaires (1)

Mercredi 14 janvier 2009 : 6h-14h

Ce matin, je suis hyper motivée. Quand j’arrive, je lis quelques dossiers, je prépare un médicament à poser sur une perfusion, je vais le poser puis ce sont les transmissions. Je suis contente de retrouver les deux IDE de lundi qui sont adorables.

On a une nouvelle découverte de diabète, elle s’appelle aussi Manon et a 10 ans. Elle a deux perfusions et bien sûr un HGT toutes les heures et une prise de sang toutes les trois heures. Je suis l’IDE pour la prise de sang de 6h30. Je regarde si je vois les veines mais je ne suis pas du tout sûre de moi donc je laisse faire la pro. Dès qu’on veut lui faire un soin (prise de sang ou HGT), Manon se crispe, elle n’est pas du tout rassurée et tremble de peur par anticipation, la pauvre. Je me montre rassurante et souriante avec elle pour essayer de la mettre à l’aise.

Ensuite, on pose un patch de crème EMLA sur le bras de Téo, 10 ans. C’est un patch renfermant une crème anesthésiante à poser une heure avant le soin invasif pour que l’enfant ne sente pas ou peu l’aiguille. (c’est bien efficace)

Puis on va vers l’office pour la petite pause de 7h30 après avoir fait un tour en hémato où la petite Lou est revenue. La bambine de 18 mois toute frêle, blanche et chauve ne se laisse pas berner, il faut ruser en lui proposant le biberon si on veut lui faire avaler ses médicaments ! Ensuite, petite pause avant le coup d’envoi du tour des patients qui doit être fini avant l’arrivée des internes.

J’aide l’IDE en prenant une saturation par ci, en mettant en route un aérosol par là, en répondant à une sonnette par ci, en relevant les constantes du scope par là, en faisant un HGT et une bandelette urinaire par ci et en posant un médicament sur une perfusion par là. Je touche le bras de Téo pour essayer de trouver la veine mais ne suis toujours pas rassurée donc je laisse faire l‘IDE. Le service est plein, cinq sorties seront prévues pour aujourd’hui, aussitôt remplacées par d’autres patients avant même que les premiers ne soient partis.

Aujourd’hui, les deux premiers patients dont j’ai entendu parler le premier jour de mon stage, Mannon et Sacha, dont on découvrait le diabète, rentrent chez eux. Je suis contente d’être là pour dire au revoir notamment à Sacha, de qui je me suis un peu plus occupée. En plus la nouvelle découverte de diabète me familiarise encore un peu plus avec cette maladie importante. Je crois que j’ai enfin trouvé mon sujet de mémoire pour le diplôme : la découverte et la prise en charge du diabète. Après tout, c’est un vaste sujet d’étude, sur lequel je pourrais travailler un bon bout de temps, et qui m’intéresse d’autant plus qu’il est récurrent et change la vie de bien des personnes, à tout âge. J’en parle à l’IDE qui approuve mon idée. Moi qui avais peur de ne pas trouver et qui comptais sur mes stages en pédiatrie et en maternité (ce sera le prochain) pour trouver un sujet, me voilà rassurée.

Quand le tour est fini et qu’on a tout écrit dans les dossiers, l’IDE et moi retournons dans la salle des infirmiers pour les transmissions aux internes avant qu’ils ne fassent les visites.

Ensuite, je fais des préparations de médicaments à mettre sur les perfusions et vais les poser, je réponds à quelques sonnettes et comme il y a deux ECG à faire, l’IDE fait le premier en m’expliquant bien et je fais le deuxième. Super ! Petite coïncidence, la patiente s’appelle comme moi (décidément, il y en a beaucoup !).

Puis j’aide les AP à pointer les repas (pour vérifier que tout le monde va avoir à manger !), je suis l’IDE qui emmène une maman et sa fille à la radio pour savoir où c’est, je refais l’HGT de Manon, je réponds à quelques sonnettes, j’aide l’IDE en retirant les cinq patients sortants de la planification murale (sachant qu’après, il faut ranger tous les petits cartons de couleur différente) pendant qu’elle fait les transmissions écrites.

Je vais prendre la saturation de Marina, 13 ans, ici pour crise d’asthme, et lui mets son aérosol avant de le noter dans son dossier. À 12h30, ma collègue étudiante arrive pour le quart de l’après-midi, on parle un peu pour échanger nos impressions et notre enthousiasme (ou non).

Ensuite, les urgences nous appellent, il faut à tout prix qu’on prépare une chambre (si ce n’est plus) parce qu’ils ont trop de monde en bas sauf que nous, on n’a pas trop le temps de nettoyer une chambre en entier, même si on va le trouver, le temps. Il faut retirer tout ce qu’il y avait du patient précédent, tout nettoyer (lit, barres, table, chaises, poignées, table de nuit, placard, vraiment tout…), et bien sûr, remettre des draps propres et préparer la chambre pour qu’un nouveau patient puisse s’y installer confortablement.

La chambre est prête, il est 13h10, on fait les transmissions, puis avec ma collègue étudiante, on prépare une deuxième chambre. La famille de Sacha s’en va, je leur donne les derniers conseils avant de leur dire au revoir et de leur souhaiter une bonne continuation. Puis il est 14h alors je quitte le service, bien contente d’avoir assuré pendant mon quart, mais le ventre bien creux tout de même. Demain je suis d’après-midi alors je vais pouvoir faire une grasse matinée !

Rédigé le 14/01/2009 à 18:13 | Lien permanent | Commentaires (0)

Lundi 12 janvier 2009 : 6h-10h

J’arrive motivée pour mon premier quart du matin. Motivée mais pas en forme du tout car je suis malade et que je n’ai presque pas dormi. Quand j’arrive dans le bureau des IDE, il y a l’équipe de nuit mais pas celle de jour alors je lis les dossiers des patients en attendant mes collègues.

Bientôt les transmissions mais alors que j’écris tout bien et que j’écoute attentivement, je suis obligée de m’allonger, je fais un malaise. Je pense que c’est la fatigue, je ne vois que ça. Mais alors que je vais plusieurs fois revenir parmi mes collègues, le lit va me rappeler à lui de nombreuses fois. J’essaie de manger un yaourt sucré (même si j’ai déjà bien mangé avant d’arriver) et j’ai le temps d’assister à une prise de sang, quelques prises de saturation et de tension ainsi que la piqûre d’insuline de Sacha (faite par sa maman) mais entre deux je suis obligée de me rasseoir.

Au bout d’un moment, l’IDE (heureusement compréhensive) me dit d’appeler quelqu’un qui vienne me chercher et de me reposer chez moi. À la fin du tour, ce sont les transmissions avec toute l’équipe pluridisciplinaire (médecins, éducatrice, cadre, …) puis ma grand-mère vient me chercher. J’en saurais donc plus sur le déroulement du quart du matin mercredi.

Je suis triste de quitter mon quart que j’avais pourtant hâte de faire mais je vais essayer de revenir au top. (au fait, diagnostic : petite grippe. Petite parce que j’ai eu la bonne idée de me faire vacciner mais ça me vaut quand même deux jours d’arrêt. Je compte bien les rattraper sur mes repos !)

Rédigé le 14/01/2009 à 18:13 | Lien permanent | Commentaires (0)

Jeudi 8 janvier 2009 : 20h30-6h30

L’autre élève et moi arrivons pour les transmissions, le service n’est pas très rempli. On papote un peu avant de faire le tour de 22h. Je prends la température de Naïma, les saturations de Lucie et Sofiane, mets en marche l’aérosol de ce dernier et fais l’HGT de Sacha. Puis, transmissions. Aujourd’hui, c’est moi qui ai les pipettes de Ventoline dans ma poche pour faire les aérosols donc c’est moi qui les mets tous en route et c’est aussi moi qui ai les thermomètres. (l’AP délègue, et je l’en remercie !)

Ensuite, on nous annonce une entrée qui arrive finalement bien longtemps après qu’elle nous ait été annoncée. Il s’agit d’une adolescente de 13 ans, Salomé, qui vit apparemment chez une copine et a fugué donc la copine a appelé la police. Elle a déjà un frère et une sœur qui sont en foyer et la maman dit qu’elle s’en fiche, c’est probablement elle qui a mis sa fille à la porte. Quel exemple ! (c’est dur de ne pas juger, des fois) Donc on l’installe et elle ne tarde pas à s’endormir.

L’autre élève fait l’entrée administrative de Salomé sur l’ordinateur, il faut aussi imprimer des étiquettes, mettre son nom sur la planification et lui faire un dossier médical (le « Jalema ») et un dossier de soins (celui qu’on utilise toujours pour les transmissions). On continue à papoter, la cadre nous rend une courte visite pour voir si tout va bien et on fait une petite pause avant le tour d’une heure.

Dans la partie des ados, qui regroupe ce soir quatre jeunes filles dont Salomé qui, elle, dort, les trois autres n’ont apparemment pas envie de dormir et quand j’arrive, je vois les clanches se relever tout doucement. Je ne dis rien mais les pauvres seront fatiguées demain !

Je prends la saturation de Valentin et de Sofiane et fais l’HGT de Sacha qu’on a dû resucrer à 22h parce que sa glycémie était trop basse. Mais là, c’est normal.

On se rassoit en salle des IDE, on papote, on lit des magazines empruntés à une patiente (avec son accord, bien sûr) et l’équipe sort sa broderie. (chacune a son point de croix !) Moi, je révise un peu mes fiches.

Vers 3h, une maman sonne dans l’hémato. Sa petite Lou, 18 mois n’arrive pas à dormir, a le ventre gonflé, souffre et pleure. Elle a un cancer qui s’est déclaré à une jambe (dont le pied est un peu tordu quand on regarde bien) et la petite puce n’a pas de cheveux, même si ça choque moins à cet âge. Les IDE lui mettent un suppositoire et lui massent bien le ventre, elle arrive à déféquer un petit peu et on lui pose un Perfalgan puisque le suppo est sorti.

Ensuite, on fait le tour de 4h, les ados dorment, je prends la saturation de Valentin et Sofiane, lui mets en route son aérosol et fais l’HGT de Sacha qui est bas donc j’en referais un dans une heure. Puis transmissions écrites. Ensuite, on va manger, cette fois-ci, je mange des pâtes au gruyère, le sucré m’écoeure un peu à cette heure-là.

Dès qu’on retourne au bureau des IDE, on nous signale un transfert de Monod : une femme qui s’est fait battre par son mari est avec son fils de six ans et ne sait pas où aller, il n’y a aucune place à Monod donc nous, on leur réserve une chambre avec deux lits puisqu’on a de la place.

Quand ils arrivent accompagnés par deux IDE des urgences enfants qui sourient et le petit qui dort, je fais un beau sourire accueillant, qui disparaît dès que je vois le visage de la maman. Tout tuméfié, le contour des yeux très enflé, ça fait mal au cœur. On lit dans le dossier que son mari, alcoolisé, lui a donné un ou plusieurs coups de chaise ! Tu m’étonnes qu’elle a mal à la tête. On lui donne 1g d’Efferalgan et une poche de glace pour ses yeux et elle est tellement mal en point qu’on repasse une heure après pour vérifier sa conscience. Le petit, lui, dort à points fermés, tant mieux pour lui.

Du coup, c’est moi qui fais leur entrée administrative sur l’ordi et qui sors les étiquettes. C’est vraiment triste de voir des histoires comme celle-là…

Je refais l’HGT de Sacha qui est encore plus bas lors on lui donne un demi jus d’orange et il se rendort. Sa maman en profite pour poser des questions sur le diabète, dont j’écoute attentivement les réponses que je n’ai pas su donner.

Puis on parle, on lit, elles brodent et nous laissent partir à 6h15 parce qu’il n’y aura pas de transmissions orales, l’IDE les a déjà écrites en prévision.

Rédigé le 09/01/2009 à 16:10 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mercredi 7 janvier 2009 : 20h30-6h30

J’arrive dans la salle des IDE pour les transmissions, il y a pas mal d’enfants qui sont partis depuis ce matin. (c’est ça qui fait le plus drôle, à la fin de son quart, de ne pas dire « à demain » mais « à ce soir »)

Les deux patients dont on a découvert le diabète hier vont un peu mieux dormir car on ne va plus les réveiller que toutes les trois heures pour leur faire des HGT (acte qui ne réveille pas toujours, d’ailleurs).

Au tour de 22 heures, tout le monde n’est pas couché, loin de là, les enfants sont dans les chambres des autres, certains nous demandent de mettre un DVD donc quand on leur a mis, on leur dit d’aller dans leur chambre en leur indiquant le canal du DVD s’ils veulent voir le film.

Nous couchons Valentin qui nous fait pas mal tourner en bourrique ce soir, il dit en avoir marre d’être là et comme le moral peut agir sur le reste, dès qu’on le mobilise, il se plaint. Il finit par pleurer et appeler sa mère qui va donc venir dormir avec lui, laissant son fils de 12 ans seul à la maison.

L’autre élève et moi choisissons chacune trois patients dont nous nous occupons à chaque tour et à chaque fois qu’ils ont besoin d’un soin. Ainsi, je prend la saturation en oxygène de Sofiane, 10 ans, avant de lui administrer son aérosol de Ventoline puis de lui remettre de l’oxygène quand l’aérosol est terminé, au bout de quelques minutes.

Je donne aussi le Tercian que j’ai préparé à Aurélien, 14 ans, ici pour tentative de pendaison. Je frappe pour entrer dans sa chambre mais en en ressortant, l’AP me dit qu’on ne frappe jamais pour entrer dans les chambres des ados car ça permet de voir ce qu’il faisait avant. Je trouve ça un peu indiscret mais je ne dis rien. Puis je fais l’HGT du petit Sacha et je prends la température d’Héléna, 4 ans. Ensuite, j’écris les transmissions dans les dossiers. J’ai aussi fait une bandelette urinaire (BU) à Mannon, 13 ans, mais je laisse l’autre élève l’écrire car elle a dit qu’elle prenait cette patiente en charge.

Sur l’ordinateur, j’imprime des bilans sanguins qui étaient à récupérer pour deux patients et les met dans les dossiers. Ça me familiarise avec le logiciel de l’hôpital.

Vers 23h, on a une entrée, Thanina, 4 ans, qui vient pour hyperthermie. Les IDE nous montrent comment on installe un patient et sa famille à son arrivée en donnant le livret d’accueil et le numéro du service, puis nous montrent comment rentrer un patient dans l’ordinateur. (ça sert pour la facturation, la commande des repas, la récupération de bilans (sanguins, urinaires…), etc…)

Ensuite, on pose des questions, les IDE continuent leurs transmissions, je sors mes cours pour réviser, la cadre de nuit nous rend visite pour voir comment ça se passe (je suis allée la voir au début de mon quart pour signer une feuille qui prouve que je fais mes nuits prévues et elle, elle l’envoie à l’IFSI, c‘est pratique) et bientôt, c’est le tour d’une heure. On fait le tour des chambres, pas mal dorment, je prends la température de Thanina, la saturation de Sofiane, je fais l’HGT de Sacha qui est un peu bas donc on contrôlera dans une heure, on transmet puis on va grignoter.

À deux heures, je vais donc discrètement faire un autre HGT à Sacha et sa glycémie est tout à fait dans la norme, je rassure la maman et le note sur ma feuille avant d’aller transmettre oralement à l’IDE. Je retourne les voir en salle de pause et une sonnette se déclenche, venant de l’hémato, quand on sort, une maman arrive en courant en disant avec un accent étranger (russe) que sa fille a une crise. Daria, 13 ans, est là pour un cancer pulmonaire avec des métastases dans le cerveau. Son pronostic vital est plutôt mauvais mais là, elle est sous chimiothérapie puissante et vomit souvent, elle a perdu ses cheveux et bien sûr, n’a pas bonne mine à cause de tous ses traitements. Quand on arrive dans la chambre, elle convulse, c’est impressionnant mais au bout de deux minutes environ, la crise cède. Le médecin de garde arrive et prescrit une SAP (seringue auto-pousseuse, pas besoin de remettre du produit pendant 12 heures voire 24 heures, l’appareil diffuse tout seul à la vitesse qu’on lui dit) donc on regarde faire l’IDE puis on rejoint l’autre IDE et l’AP qui font leur tour.

Ensuite, transmissions, je continue à relire mes fiches mais je n’imprime plus grand-chose à cette heure-là ! À notre tour de 4h, on reprend la température de Thanina qui a bien augmenté donc on lui pose du Perfalgan, c’est moi qui fais la préparation (ce n’est pas comme pour les adultes où il n’y a qu’à mettre un flacon, là il faut prélever une certaine quantité, la mettre dans du sérum phy, puis, comme d’habitude, mettre une tubulure, la purger et la poser en dérivation sur la perfusion) puis je prends la saturation de Valentin, de Sofiane, lui met son aérosol de Ventoline avant de lui remettre l’oxygène et fais l’HGT de Sacha qui n’a pas changé depuis 2h donc son taux est parfait. Ensuite, bien sûr, transmissions orales et écrites aux IDE et bien sûr aussi, vérification de ce qu’on a écrit.

Ensuite, on retourne en salle de pause, les IDE mangent leur repas, je me demande si je ne vais pas faire pareil la nuit prochaine plutôt que de manger des biscuits, en plus les bonnes odeurs de leur gamelle me font envie. Une fois la pause finie, il ne reste plus beaucoup de temps avant que la relève arrive mais je ne suis plus en état de réviser et ce sont les dernières minutes où on n’a rien à faire et où on est fatigué qui sont les plus longues. Finalement, l’équipe nous laisse gentiment partir à 6h15. Ouf, je vais pouvoir dormir !

Rédigé le 08/01/2009 à 16:15 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mardi 6 janvier 2009 : 20h30-6h30

Premier jour de stage (déjà très angoissant lui-même) de mon premier stage en pédiatrie et première nuit (qui ajoute à l’angoisse car j’ai peur de ne pas récupérer, de ne pas pouvoir bien dormir, etc…), j’avoue que j’arrive un peu stressée.

Nous sommes deux étudiantes dans mon service à faire cette série de nuits. Il y a deux infirmières (IDE) et une auxiliaire de puériculture (AP). Le service est composé d’une partie de quatre chambre ados, deux chambre « infectieux » (pour les gastros, grippes…) , une dizaine de chambre enfants, trois chambres d’hématologie (où en fait, ce sont toujours les mêmes enfants qui reviennent, ils ont des maladies du sang, des anémies, etc… et sont parfois en « fin » de vie) et quatre chambres mère-enfant où un parent doit être présent 24h/24. Donc beaucoup de parents, qui savent qu’ils ne seront pas là tout le temps, ont un matelas par terre dans la chambre de leur enfant pour la nuit. Cette nuit, on a si ou sept mamans qui dorment avec leur bambin. (pas si bambins car je précise que ce service prend normalement les enfants à partir de 3 ans)

Quand on arrive, ce sont les transmissions. L’IDE dit les prénoms et les âges, en pédiatrie, c’est ça nos repères, pas le nom de famille ou la pathologie seule. Après les trans, l’avantage de la nuit, c’est qu’on peut poser toutes les questions qui nous passent par la tête, l’équipe a le temps de nous répondre, de nous montrer les lieux pour trouver ce qu’on cherche, et c’est très bien pour commencer un stage.

À peines arrivées, on a entendu dire qu’aux urgences enfants, ils ont eu une mort subite du nourrisson, ça annonce la couleur, surtout qu’apparemment, ils en ont eu une la nuit précédente. Et au téléphone, ils nous demandent quelque chose, je vois l’AP revenir avec une house, un petit sac blanc avec une fermeture… Ça fait mal de se dire qu’un petit bébé va finir là-dedans. Il ou elle avait quatre mois.

Dans notre service, apparemment rempli, nous avons ce soir deux découvertes de diabète, une chez Mannon, 13 ans et une chez Sacha, presque trois ans. Cela consiste à contrôler la glycémie une fois par heure avec une HGT (hémo-gluco-test, une petite piqûre dans le doigt) et faire une prise de sang toutes les trois heures pendant 12h puis à 24h pour voir si l’insuline rapide qui passe dans un bras et le G5% qui passe dans l’autre bras arrivent à équilibrer le taux de sucre dans le sang du patient. Ça occupe donc bien la nuit. Comme l’IDE qui est normalement en hémato n’a que deux patients, elle vient aider sa collègue et prend en charge une DD (découverte de diabète). Moi, je suis l’IDE qui s’occupe de Sacha. Il est adorable, il y a ses deux parents même si son père partira un peu plus tard, il y a la télé et il me fait des petits sourires quand je le regarde. Ça, c’est avant qu’on lui fasse des misères, pauvre petit loup. L’IDE doit lui faire une prise de sang mais il a une main couverte (on met des petites attelles aux enfants qui ont des perfusions pour éviter qu’ils se dépiquent) et un pli du coude couvert. Elle essaie d’abord dans le pli du coude mais n’arrive pas à avoir assez de sang alors elle repique dans la main libre et réussit. Elle prélève en même du sang pour faire l’HGT, histoire de ne pas le repiquer. Le petit bout de chou pleure, en plus ça va pas être la nuit idéale pour récupérer… les larmes me montent aux yeux. Sa glycémie descend, c’est bien car il est arrivé avec plus de 6g de sucre (la machine ne lit que jusqu’à 5,99g/l) donc c’était beaucoup. Les parents posent des questions sur le diabète, ne savent pas trop à quoi s’attendre, l’IDE leur explique, essaie de les rassurer, leur dit que c’est un gros truc qui leur tombe dessus, ça c’est sûr, mais qu’on va les épauler et tout bien leur expliquer. La maman commence à pleurer, ça a dû être une très longue journée et elle n’est pas terminée. D’autant plus que ces patients doivent ne rien manger ni boire jusqu’à ce qu’on les dépique, quand leur taux sera stable, c’est-à-dire pas avant au moins demain matin.

Ensuite, on a un patient apparemment bien connu du service qui arrive, Valentin. Il est dans un fauteuil roulant et il a un gros engin en plastique orange au tour de son haut du corps, c’est un corset. Ce patient a une atrophie spinale, ses muscles ne se développent pas assez et cela a des répercussions sur sa respiration, il a des aérosols et autres procédés pour l’aide à respirer mais ne veut pas toujours les mettre. De plus, il a une scoliose qui réduit un de ses poumons mais ne sait pas encore s’il pourra être opéré. Il ne peut pas bouger ses jambes seul, il doit être aidé pour tous les actes sauf s’il peut les faire avec ses mains. On utilise un lève-malade pour le porter de son fauteuil jusqu’à son lit, il est pendu dans le vide, ça fait un drôle d’effet.

Ensuite, on a une autre arrivée, Ismaël, 8 ans, soit disant pour déshydratation mais le bilan sanguin n’en révélera pas, il a des nausées, en fait il couve plutôt une gastro. Il est tout adorable, après qu’on l’ait installé, j’amène à sa maman un plateau repas et à son papa, qui va repartir, le numéro direct du service s’il veut appeler. Quand je retourne à la salle des IDE, je passe devant la chambre d’une petite fille qui est à cloche pied et a une charlotte sur la tête, elle me tend un grand papier et me dit « tiens, c’est pour toi » je la remercie et prend le beau dessin colorié. Cette patiente s’appelle Audrey, comme moi, et elle a une charlotte parce qu’elle a des poux. Elle est là pour la douleur à son pied gauche qui l’empêche de marcher correctement. Ce qui est dommage c’est qu’elle soit dans une chambre avec une autre patiente car dans la nuit, la charlotte va s’enlever et on va de temps en temps apercevoir des poux courant sur les draps… Je suis donc toute fière de mettre dans mes affaires après l’avoir montré à l’équipe, mon tout premier cadeau !

On fait un tour de toutes les chambres vers 22h30-23h pour voir si les patients dorment, s’ils ont besoin de quelque chose, s’ils n’ont pas trop chaud car les radiateurs sont tous à fond, et prendre quelques températures.

On continue à poser nos questions, à 23h30, on refait un HGT à Sacha, l’autre élève suit l’IDE qui s’occupe de Manon, l’autre DD. Vers minuit, on fait une pause pour boire quelque chose, moi je grignote des biscuits pour m’aider à tenir le choc, la fatigue ne se fait pas encore trop ressentir pour l’instant.

Ensuite, on repart, on fait la deuxième prise de sang à Sacha, le petit loup se réveille et pleure. Puis on refait un tour de toutes les chambres vers 1h. Entre deux, les IDE font les trans écrites dans les dossiers, comme j’ai le temps, je fais déjà mon travail de stage donné par l’IFSI, ça porte sur les dossiers des patients. Après, l’IDE que je suis m’emmène voir le côté hémato, ce qu’on y trouve, les dossiers de chaque patient, l’endroit où on prépare les soins en stérilisant, une chambre protégée avec le SAS pour se préparer avant d’entrer, la petite pharmacie, les chambres mère-enfant et plus loin, la partie consultations d’hémato avec la bureau du médecin, la grande réserve, les archives si j’ai besoin de renseignements sur un patient, la salle où l’IDE de jour (quand il y en a une) fait les soins externes et la bibliothèque et la salle de cours. Il y a deux institutrices qui donnent des cours aux enfants hospitalisés, en accord avec l’école quand elles le peuvent. L’an dernier, deux patients ont même pu passer le brevet à l’hôpital !

On continue toutes les heures de faire les HGT, vers 2h30-3h, on fait un pause, là, les IDE ont ramené la grosse gamelle, moi je mange du pain beurre confiture. (forcément, personne ne nous a dit l’organisation des nuits) Ensuite, encore les 2 HGT, la prise de sang pour Manon, quelques trans écrites et vient le tour de 4h. Mes yeux commencent vraiment à me piquer mais le reste de mon corps tient la route.

À 4h30, c’est moi-même qui fait le HGT de Sacha, il se réveille à peine le petit chou. On fait tout dans le noir avec juste les portes ouvertes. Je transmet donc dans son dossier de soins. La nuit va se finir très doucement, je refais le HGT de Sacha une heure plus tard en écrivant dans son dossier. Je recopie mon devoir pour l’IFSI au propre, je grignote el l’IDE nous laisse partir à 6h25.

Je suis rassurée sur la nuit, je le serais encore plus si j’arrive à bien dormir. L’équipe est sympa, ouverte, nous explique bien, nous met à l’aise. Finalement, commencer mon stage par des nuits est une bonne idée car on a bien le temps de se familiariser avec le service et ce sera plus facile quand j’arriverai du matin lundi prochain.

Par contre je suis complètement déboussolée. Ce que j’ai fait hier après-midi, avant d’arriver au stage, j’ai l’impression de l’avoir fait il y a trois jours. Et quand j’arrive chez moi, je ne ressent même plus la fatigue (surtout avec le froid « revigorant » de dehors) mais je m’endors facilement quand même !

Rédigé le 08/01/2009 à 16:15 | Lien permanent | Commentaires (1)

stage n°6

Saferedirect Bonjour ! Voici qui arrive le récit de mon stage en pédiatrie, en médecine enfants-adolescents, que je commence par trois nuits, mes toutes premières d’étudiante. J’espère que ça vous plaira !

Rédigé le 08/01/2009 à 16:14 | Lien permanent | Commentaires (0)

30 octobre 2008 : 13h30-21h30

Dès qu’on arrive, on s’asseoit dans la salle des infirmiers pour les transmissions autour des petits gâteaux d’une des élèves qui a passé son DE hier. On parle un peu avec les soignants puis on va faire les médicaments. Une élève (arrivée hier) me dicte les médicaments et je fais mon chariot sous l’œil vigilant d’une IDE.

Puis c’est l’heure du goûter, j’ai beau être à côté d’un patient, ça n’empêche pas une étudiante et l’AS de m’asperger de Manugel ! Je suis trempée mais apparemment, dans l’office aussi des blouses se font mouiller ! L’AS nous dit que d’habitude, quand il ne fait pas trop froid, certains élèves repartent carrément trempés !

Après le goûter, Anaïs et moi allons voir la cadre pour qu’elle signe et tamponne nos papiers de stage mais elle est « occupée » et nous les redescendra plus tard. Ça tombe bien en fait. (je n’ai pas un très bon feeling avec elle…) C’est bientôt notre pause et j’amène mes petites gaufres et mon pot de Nutella pour accompagner ! (il y a des ingrédients inséparables !!!)

Ensuite, on va avec quelques patients qui jouent ou font des puzzles. On participe ou on encourage. Puis c’est le moment de distribuer les médicaments et de donner à manger aux « déficitaires » et je reste avec une infirmière que j’aime bien (celle qui nous a accueillis le premier jour) qui donne le dîner d’un patient que j’ai bien aussi et à qui j’ai donné le goûter tout à l’heure. C’est le patient qui me fait penser à mon oncle et que je trouve adorable. Il me fait des bisous bien baveux sur la main et me parle, même si la discussion est très répétitive ; j’aime. C’est le seul mot que je trouve, j’aime.

Après le dîner, une patiente demande à parler à un infirmier et je suis contente de participer à l’entretien. Elle dit ce qu’elle ressent, il l’écoute, lui parle, lui fait dire d’autres choses, etc… Quand elle part, il me demande ce que j’en ai pensé et continue à m’en parler. C’est un infirmier très pédagogue et très gentil. Je suis contente d’avoir finalement assisté à un entretien pendant mon stage et c’était très intéressant. Ensuite, nous dînons dans l’office.

Puis nous faisons le tour de l’est (j’éponge toute l’urine qu’il y a sur le sol d’une des chambres de l’UP) puis de l’ouest, déjà commencé par les collègues (j’aide une infirmière à changer les draps d’un lit sur lequel le patient a déféqué). Puis je regarde deux infirmières jouer au scrabble avec une patiente, j’aurai rarement vu des infirmiers jouer avec les patients mais finalement, le temps, ça se trouve, pas seulement pour les étudiants !

Ils nous laissent partir vers 21h, je les remercie de leur accueil et leur encadrement mais ne peux m’empêcher de verser mes petites larmes habituelles, je n’étais pas partie pour mais tout à coup le fait notamment de quitter une des infirmières que j’aimais beaucoup m’a submergée sans que j’aie le temps de penser à refouler mes larmes. Et une fois que j’ai commencé…

Ce stage, comme les autres, est passé très vite et je suis contente d’avoir découvert la psychiatrie avec une équipe aussi géniale. C’est un milieu qui fait peur mais j’ai été bien rassurée. Ça ne me déplairait pas d’y travailler si ce n’était pas un secteur si « à part ». Une fois qu’on s’y engage, il est difficile d’en ressortir, on perd notamment les soins techniques. Or moi, j’ai envie de changer de services assez régulièrement, une fois diplômée. « Qui vivra verra … »

Rédigé le 31/10/2008 à 13:19 | Lien permanent | Commentaires (0)

29 octobre 2008 : 13h30-21h30

La première chose que tout le monde fait en arrivant, c’est demander aux élèves qui passaient leur DE ce matin comment ça s’est passé mais elle ne savent pas, leur formatrice ne laissait rien paraître. Puis ce sont les transmissions. Ensuite, j’aide un patient à faire son lit et je redescend dans la salle de soins est, où on prépare les traitements. Je suis super contente qu’on me laisse tout un chariot de médicaments à faire ! Je prends mon temps pour ne rien oublier, en plus je suis régulièrement interrompue, mais finalement, j’y arrive et en même temps, ça m’a occupée un moment. Quand j’ai terminé, c’est l’heure de donner le goûter. Ensuite, je vais porter le dossier d’un patent qui est sorti, au pavillon administratif.

Puis c’est bientôt notre pause. Après cela, on sert les médicaments et on donne le dîner aux « déficitaires ». Je donne à manger à un des autistes. Quand tout le monde a dîné, je trouve une des infirmières qui nous a beaucoup suivies, Anaïs et moi pour lui demander de remplir nos rapports de stage. Puis il y a un patient qui demande à me parler dans la salle de visites, au calme. Il me parle de sa famille, il voudrait la voir plus souvent mais parfois, l’animatrice qui s’est décrétée référente de ce patient, refuse alors qu’elle n’a pas du tout le droit. Je le note donc dans les transmissions. Il me parle aussi de son avenir, on a envoyé des demandes pour lui dans des foyers mais il n’est pas prioritaire et pour aller plus vite, il voudrait aller vivre chez son père. Il dit s’ennuyer beaucoup, ce que je comprends, mais il est inscrit au maximum d’activités possibles. Puis l’entretien prend fin, un des patients autistes est tombé sur sa grosse bosse au-dessus de l’œil et cette dernière a éclaté, il y a du sang un peu partout. Les soignants nettoient et compressent la plaie avec des gants de toilette en attendant le médecin de garde qui n’arrive pas avant une heure. Pendant ce temps, Anaïs et moi avons été voir nos rapports de stage. On a 19 et la même appréciation. L’IDE m’avait dit qu’elle le ferait « à l’arrache » mais ça fait bien plaisir d’avoir une note comme ça !

Finalement, le médecin opte pour des stéri-strips, les fils n’auraient pas tenu sur la peau fragile de ce patient. Mais comme on s’y attendait, une demi-heure après, pendant qu’on dîne, le patient a déjà enlevé la moitié des stéri-strips. Les infirmiers s’occupent de lui et nous disent qu’on peut partir. Ce soir, je ramène Anaïs chez elle car on a prévu une petite fête pour fêter le diplôme (l’infirmière leur a dit dormir sur leurs deux oreilles donc c’est dans la poche !).

Rédigé le 30/10/2008 à 12:51 | Lien permanent | Commentaires (0)

28 octobre 2008 : 13h30-21h30

En arrivant, je lis les transmissions et je parlote avec une nouvelle étudiante pour lui présenter un peu le service vu qu’apparemment, les infirmiers ont été un peu pris par le temps et par la préparation des diplômes d’état que les deux élèves passent demain. Elle est de journée et me suit donc après les mini transmissions, quand je fais des jeux avec des patients. Dominos puis petits chevaux. Au fur et à mesure que des patients passent à côté de nous, je lui dis vaguement le nom, la pathologie, etc…

Pendant qu’on joue, une patiente tricote à côté de notre table. C’est la patiente qui se croit morte et qui ne se lavait plus, mais là, elle a eu droit à un bon bain et un shampoing car ses cheveux ne sont plus gras de la racine jusqu’à la pointe et l’odeur qu’elle répandait se diffuse à un périmètre beaucoup moins étendu, c’est très agréable ! Mais en plus, elle nous parle et nous fait rire ! Elle nous montre une carte postale qu’elle a reçu, nous dit que sa fille va venir la voir la semaine prochaine, dit « le gagnant remporte dix kilos de nougats ! », me demande si les petits chevaux ne se sont pas encore entretués, etc… Ca fait plaisir de la voir participer comme ça.

Les patients prennent le goûter et reviennent jouer avec nous, puis quand c’est l’heure de notre goûter, on range le jeu. La nouvelle étudiante, qui était de journée, s’en va. La pause est sans arrêt interrompue par les coups de fil, les patients qui veulent quelque chose, ou même un patient qui fugue. C’est un jeune qui est arrivé ce week end. Il a le droit de sortir sauf qu’il se perd, donc c’est plutôt problématique ! Ensuite, je suis deux infirmières qui vont à la rencontre d’une patiente dans sa chambre. Elle est très angoissée, pleure, a du mal à exprimer ce qui la met dans cet état, dit qu’elle veut mourir, … L’IDE parle avec elle un bon moment, puis c’est le dîner.

Je donne à manger à un patient autiste et je débarrasse pendant que l’infirmier le ramène dans sa chambre. Après le dîner de tous les patients, on va à l’est, on couche deux patients après en avoir changé un et lui avoir remis des draps propres et on lave les cupules des médocs. Puis, je suis avec une infirmière (une de mes référentes) et je vois la patiente angoissée de tout à l’heure prendre un couteau sur la table. Je la surveille mais elle va juste dans le fond de la salle. On parle, on se retourne et quelques minutes plus tard, je regarde l’endroit où elle s’était assise mais la patiente a disparu. Je préviens l’infirmière que je l’ai ve prendre un couteau donc on va la voir dans sa chambre. Elle ne va pas mieux que tout à l’heure alors l’IDE lui parle pendant un bon moment. Enfin, elle lui demande si elle a des objets dangereux. La patiente lui dit qu’elle a deux rasoirs et qu’elle va nous les donner. L’IDE lui demande si elle n’a rien d’autre, la patiente dit que non mais quand l’IDE lui fait jurer, la patiente avoue et sort le couteau de son sac à main. Pour la rassurer, on dit à la patiente de descendre avec nous car nous allons dîner. J’avoue que je suis assez fière de moi et l’infirmière me remercie.

Ensuite, on dîne, puis on fait la tournée des patients de l’ouest pour les coucher. Le jeune patient qui avait fugué cet après-midi et réitéré. Les infirmiers sont assez agacés, l’avis de recherche est lancé mais deux infirmières vont quand même le chercher en voiture. Il n’y a plus rien à faire (déjà qu’on n’était pas débordés dans l’après-midi) alors l’infirmier nous dit de partir. Je connaîtrai donc l’épilogue de cette histoire demain midi.

Rédigé le 30/10/2008 à 12:51 | Lien permanent | Commentaires (0)

27 octobre 2008 : 13h30-21h30

Premier jour de ma dernière semaine, ça fait bien plaisir d'être d'après-midi ! Première demi-heure dans la salle des infirmiers, on papote entre étudiantes, puis on va dans la salle du sous-sol pour la réunion avec le médecin. Quand on remonte, je finis de lire les trans, puis on va faire des jeux avec quelques patients. On a trouvé une grande mallette de jeux toute neuve dans le bureau de l’animatrice donc on a fait plusieurs groupes et tout le monde a pu jouer à ce qu’il voulait. Au goûter, les patients ont pris leur café puis certains sont revenue jouer après. Puis ça a été l’heure de notre goûter donc on a rangé les jeux. Vers 17h30, on a rangé la table du goûter, on n’avait plus grand-chose à faire. J’ai regardé l’agenda des soins mais il n’y a que des prises de sang (qui sont faites le matin) et deux injections IM mais vendredi, c’est-à-dire quand mon stage sera fini… dommage !

Vers 18h, on distribue les médicaments puis les « déficitaires » dînent, avant les autres patients. Ensuite, je ramène les chariots de médicaments dans la salle de soins et je lave toutes les cupules et tous les petits gobelets avant de les essuyer. Disons que ça m’occupe. Ensuite, une des infirmières que la cadre nous a assignée comme référente à Anaïs et moi mais avec qui on n’a presque pas travaillé, nous propose de faire un petit bilan. Donc pendant une demi-heure, on revoit nos objectifs de stage pour voir si on les a remplis, l’IDE nous apporte des précisions, nous écrit des choses pour qu’on s’en souvienne, c’est intéressant et ça tombe bien vu qu’on a le temps.

Ensuite, on dîne avec l’équipe, puis on range la cuisine et on fait la tournée de l’UP (à l’est) et de « l’unité de vie » (à l’ouest, où il y a les autistes) pour coucher les patients, les changer si besoin et nettoyer le sol dans une chambre pour cause d'urine par terre. Enfin, les IDE nous laissent partir une bonne demi-heure en avance.

Rédigé le 28/10/2008 à 11:04 | Lien permanent | Commentaires (0)

24 octobre 2008 : 6h30-14h30

Dernier matin de la semaine et du stage, on est tous complètement épuisés. Vers 7h15, après avoir lu les trans et avant de m’endormir, je vais faire les traitements avec une autre étudiante, elle fait les comprimés et moi les gouttes. Elle passe son Diplôme d’Etat (DE) mercredi prochain et vérifie tout ce que je fais, alors que je le fais bien et vais beaucoup plus vite qu’elle.

Ensuite, on va les distribuer. Puis je suis l’autre élève DE qui va poser la poche de stomie. On redescend pour le petit-déjeuner du personnel. Au bout d’une petite demi-heure, on débarrasse les tables, on note sur un plateau les traitements qui n’ont pas encore été pris, et avec une autre étudiante, on va laver toutes les cupules à médicaments. Puis je vais donner le bain à ma patiente, comme tous les matins de cette semaine, elle sait me le réclamer d’ailleurs, surtout le shampoing. Comme l’étudiante avec qui je suis n’a rien à faire, elle vient avec moi. C’est le même rituel que les autres jours. Mais ma collègue se propose de lui faire son shampoing et la patiente se met à pleurer, je soupçonne que ce soit parce qu’elle était habituée à ce que ce soit moi. D’ailleurs, elle s’en va demain pour passer le week end chez sa mère et lundi, elle retourne dans le foyer où elle était avant de venir ici il y a deux semaines, alors je ne suis pas prête de refaire sa toilette !

Ensuite, je vais bosser un peu ma DDS (pour du vrai, cette fois, même si je vais pas vite) et je dois poser une question à une infirmière, qui en même temps, m’entraîne dans la salle de soins est, où on fait les médicaments. Du coup, l’autre IDE qui y est me propose de préparer les médicaments pour un patient qui sort tout le week end. Je remplis des petits piluliers pour ce midi jusqu’à lundi matin, l’IDE vérifie et me dit que c’est très bien. Du coup, je retourne à ma DDS mais une élève DE me demande de lui prêter mon bras pour s’entraîner à faire une prise de sang. J’ai pas vraiment le choix donc elle prépare son matériel et nous y allons, elle ne cherche même pas à être encadrée pour voir si elle fait des fautes ! En plus elle me fait mal. Heureusement qu’elle ne m’a pas ratée parce qu’avec les super veines que j’ai, ça aurait été un crime !

Bref, ensuite, nous allons manger en repas thérapeutique. Aujourd’hui, nous avons cinq patients pour cinq étudiants et une AS. Mais ils trouvent le moyen de nous faire payer, soit disant que quand ce sont des étudiants, ce ne sont pas des repas thérapeutiques ! On a été deux (les deux premières élèves à passer) à payer et les autres ont été épargnés ! Bande de **** ! C’est sûrement à cause de la semaine dernière.

Enfin bref, de retour au pavillon sous cette pluie immonde, on s’installe dans la salle des infirmiers pour la « réunion » pendant une heure. Je m’endors toute seule, vivement 14h30. Les minutes passent trop lentement mais finalement, le moment vient. J’en ai fini avec les matins pour ce stage. Après avoir enchaîné neuf matins, je vais pouvoir faire la grasse matinée !

Rédigé le 24/10/2008 à 15:59 | Lien permanent | Commentaires (0)

23 octobre 2008 : 6h30-14h30

Comme d’habitude, on commence le boulot vers 7h30 et je vais avec l’IDE qui fait les traitements. Je m’occupe de toutes les gouttes pour chaque patient, ça m’entraîne. On n’est pas en avance donc à peine les traitements finis, c’est notre petit-déjeuner. Après avoir tout débarrassé, je vais faire l’intra-musculaire d’un patient qui sort aujourd’hui, il sera suivi en extra-hospitalier.

Une IDE m’encadre et me conseille, j’appréhende un peu mais tout se passe bien et je suis bien contente de moi ! Après, il y a les transmissions écrites et la reprogrammation de l’injection, même s’il ne sera plus dans le pavillon, juste au cas où.

Ensuite, je fais la toilette et le shampoing de la patiente dont je m’occupe tous les matins depuis lundi. Elle est très contente et demande un bain ce matin. (écourté à cause de la baignoire qui fuit…) Elle insiste toujours pour que je lui lave les cheveux, ce que je m’applique à faire. Après l’avoir séchée, habillée et coiffée, j’essuie le carnage et je papote un peu avec un ASH en fermant les sacs de linge sale.

Puis, comme il n’y a plus de travail, je vais chercher mon classeur dans la réelle intention de continuer ma DDS et je rejoins deux étudiants, mais finalement, on papote plus qu’autre chose et ma DDS n’avance pas. J’ai quand même rempli mes actes de soins effectués et mon planning que la cadre devra signer à la fin du stage. Ensuite, une autre élève nous rejoint et vers12h30, on part se changer pour manger au self.

De retour au pavillon, l’AS qui a emmené des vêtements dans ma valise la semaine dernière me redonne ma valise juste avant de partir puis je rejoins les autres, tous assis dans la salle des infirmiers, la travail étant fini, mais la réunion n’aura pas lieu aujourd’hui non plus. Je dis au revoir à une infirmière adorable qui part en vacances et que je ne reverrai pas et nous partons. Demain, dernière journée tant attendue de la semaine…

Rédigé le 24/10/2008 à 15:58 | Lien permanent | Commentaires (0)

22 octobre 2008 : 6h30-14h30

Comme d’habitude, la journée commence avec des petites transmissions. On se lève vers 7h15 pour se réveiller. Ils n’ont pas besoin de mi pour les traitements, à l’ouest, il n’y a encore personne alors je vais à l’étage où il y a quatre étudiants. On ne fait pas grand chose, les douches commencent à peine et les patients n’ont pas vraiment besoin d’aide. Au bout d’un moment, je redescends voir à l’ouest et je regarde les toilettes, aide à faire les lits, etc… Puis c’est le petit-déjeuner, je prépare celui d’un patient « déficitaire » et j’aide l’AS à faire la vaisselle. Ensuite, je rejoins les infirmiers et étudiants pour le petit-déjeuner qu’ils ont commencé depuis un moment. À la table, il y a aussi un de nos formateurs car c’est la MSP d’Anaïs ce matin.

Ensuite, j’aide à débarrasser la table puis je vais faire la toilette de la patiente dont je m’occupe tous les matins depuis lundi. Après avoir nettoyé la salle de bain, j’aide une patiente à faire la liste de certains vêtements qu’elle doit envoyer à étiquetter à son nom. Puis j’aide l’AS à répartir le linge des patients en plusieurs piles et on doit ensuite le mettre dans leur chambre. Après tout ce sport, j’assiste à la réunion avec les deux médecins puis, quand ils sortent pour faire leurs entretiens médicaux, je rejoins trois de mes collègues étudiants, dont une prépare ses démarches de soins. C’est vrai qu’elle a bon dos, la DDS ! On papote tranquillement jusqu’à ce que vienne l’heure de manger, puis on va manger ensemble, entre étudiants. (le patient avec qui on a mangé hier midi a changé d’avis)

Quand on revient, je donne une des peluches que j’ai amenées à un patient et je mets les autres dans la lingerie, car quand il y a une peluche trop souillée, ils la jettent donc ils en auront d’avance. Ensuite, je vais m’asseoir avec les autres dans la salle des infirmiers mais il n’y a ni transmissions, ni réunion. Alors après avoir poireauté presque trois quarts d’heure, une infirmière nous dit de partir. Journée cool !

Rédigé le 22/10/2008 à 15:12 | Lien permanent | Commentaires (0)

21 octobre 2008 : 6h30-14h30

Quand j’arrive, un IDE et une AS racontent comment s’est passé le transfert de la patiente hier. Le trajet s’est bien déroulé mais l’accueil là-bas n’a pas été des plus chaleureux. (probablement à cause des échos que la maman de la patiente a donnés)

Ensuite, je vais dicter les médicaments à une infirmière et je note les noms qui me sont inconnus pour les chercher dans le Vidal, plus tard. Ensuite, on commence la toilette d’un patient de l’UP mais je pars à 8h car la cadre du service « le repère », qui accueille les grands autistes durant la journée, va nous présenter et faire visiter son pavillon. On est sept ou huit, je ne sais pas si c’est parce que les autres ne sont pas intéressés mais pourtant, c’est très intéressant et important de connaître cet endroit.

Après la visite qui a duré environ cinquante minutes, je retourne à mon pavillon, le personnel a fini son petit-déjeuner (dommage !) et je vais préparer la salle de bain de l’est pour faire la toilette de la même patiente qu’hier. Elle est très contente que ce soit moi qui m’occupe d’elle et m’interpelle à chaque fois que je la croise, soit pour me montrer une chose nouvelle (comme une bague qu’une autre patiente lui a donné hier), soit pour me demander si je vais bien, soit pour me dire qu’elle m’aime bien. Elle est rigolote. Je fais donc sa toilette et son shampoing car elle me le demande. Puis je vais voir à l’ouest s’ils ont besoin d’aide, mais avec une patiente en moins, le travail est vite fini.

Je retrouve donc les autres étudiants dans le bureau du médecin (mais sans le médecin bien sûr) entrain de réviser mais surtout en train de papoter et de rigoler. Je cherche mes médicaments notés sur mon petit papier dans le Vidal puis je me joins à eux et on continue à papoter jusqu’à ce que le médecin ait besoin de son bureau. On se déplace donc dans la salle des étudiants, au sous-sol, et on continue nos discussions très divertissantes jusqu’à ce qu’il soit l’heure d’aller manger. Après tout, le travail était fini et puis ça détend.

Avec Anaïs, on va manger avec deux patients du pavillon, dont un, très discret, dont on ne connaît même pas le nom. L’autre patient non plus ne connaît pas son nom. De plus, il s’en va avant nous, dès qu’il a fini de déjeuner. On parle donc avec l’autre patient qui est jeune et courtois. Il est un peu lent, comme s’il était shooté, mais très sympa et dit qu’il a plaisir à manger avec nous. Il est d’accord pour réitérer les autres jours de cette semaine. Nous rentrons ensuite au pavillon avec lui et puis, pendant une demi-heure, c’est les petites transmissions habituelles, et pendant la demi-heure suivante, il y a réunion au sous-sol avec un des deux médecins pour parler de ses patients. Vers 14h30, on s’échappe et notre journée est finie.

Rédigé le 22/10/2008 à 15:12 | Lien permanent | Commentaires (0)

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