Dès qu’on arrive, on s’asseoit dans la salle des
infirmiers pour les transmissions autour des petits gâteaux d’une des élèves
qui a passé son DE hier. On parle un peu avec les soignants puis on va faire
les médicaments. Une élève (arrivée hier) me dicte les médicaments et je fais
mon chariot sous l’œil vigilant d’une IDE.
Puis c’est l’heure du goûter, j’ai beau être à côté
d’un patient, ça n’empêche pas une étudiante et l’AS de m’asperger de Manugel !
Je suis trempée mais apparemment, dans l’office aussi des blouses se font
mouiller ! L’AS nous dit que d’habitude, quand il ne fait pas trop froid,
certains élèves repartent carrément trempés !
Après le goûter, Anaïs et moi allons voir la cadre
pour qu’elle signe et tamponne nos papiers de stage mais elle est
« occupée » et nous les redescendra plus tard. Ça tombe bien en fait.
(je n’ai pas un très bon feeling avec elle…) C’est bientôt notre pause et
j’amène mes petites gaufres et mon pot de Nutella pour accompagner ! (il y a
des ingrédients inséparables !!!)
Ensuite, on va avec quelques patients qui jouent ou
font des puzzles. On participe ou on encourage. Puis c’est le moment de
distribuer les médicaments et de donner à manger aux « déficitaires »
et je reste avec une infirmière que j’aime bien (celle qui nous a accueillis le
premier jour) qui donne le dîner d’un patient que j’ai bien aussi et à qui j’ai
donné le goûter tout à l’heure. C’est le patient qui me fait penser à mon oncle
et que je trouve adorable. Il me fait des bisous bien baveux sur la main et me
parle, même si la discussion est très répétitive ; j’aime. C’est le seul mot
que je trouve, j’aime.
Après le dîner, une patiente demande à parler à un
infirmier et je suis contente de participer à l’entretien. Elle dit ce qu’elle
ressent, il l’écoute, lui parle, lui fait dire d’autres choses, etc… Quand elle
part, il me demande ce que j’en ai pensé et continue à m’en parler. C’est un
infirmier très pédagogue et très gentil. Je suis contente d’avoir finalement
assisté à un entretien pendant mon stage et c’était très intéressant. Ensuite,
nous dînons dans l’office.
Puis nous faisons le tour de l’est (j’éponge toute
l’urine qu’il y a sur le sol d’une des chambres de l’UP) puis de l’ouest, déjà
commencé par les collègues (j’aide une infirmière à changer les draps d’un lit
sur lequel le patient a déféqué). Puis je regarde deux infirmières jouer au
scrabble avec une patiente, j’aurai rarement vu des infirmiers jouer avec les
patients mais finalement, le temps, ça se trouve, pas seulement pour les
étudiants !
Ils nous laissent partir vers 21h, je les remercie de
leur accueil et leur encadrement mais ne peux m’empêcher de verser mes petites
larmes habituelles, je n’étais pas partie pour mais tout à coup le fait
notamment de quitter une des infirmières que j’aimais beaucoup m’a submergée
sans que j’aie le temps de penser à refouler mes larmes. Et une fois que j’ai
commencé…
Ce stage, comme les autres, est passé très vite et je
suis contente d’avoir découvert la psychiatrie avec une équipe aussi géniale.
C’est un milieu qui fait peur mais j’ai été bien rassurée. Ça ne me déplairait
pas d’y travailler si ce n’était pas un secteur si « à part ». Une
fois qu’on s’y engage, il est difficile d’en ressortir, on perd notamment les
soins techniques. Or moi, j’ai envie de changer de services assez
régulièrement, une fois diplômée. « Qui vivra verra … »
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