13h : j’arrive en salle de repos après avoir dit bonjour à tout le monde et je déjeune. Ensuite il y a les transmissions. Aujourd’hui, il n’y a que deux AS, une remplaçante et 3 étudiantes dont une part à 16h. Les effectifs sont restreints…
14h15 : on commence les changes des personnes alitées ou à recoucher.
15h : je ne sais pas quoi faire alors l’IDE me conseille d’emmener une résidente de mon étage voir sa sœur à l’étage du dessus. Sa sœur est alitée et a un appareil (que je ne connais pas encore) à côté d’elle, elle a l’air dans un état plutôt grave … Cela bouleverse un peu la résidente que j’emmène et elle ne tient pas à rester longtemps, mais sa sœur me dit : « merci infiniment de l’avoir amenée ici madame » et ça, ça fait plaisir.
15h30 : on commence à distribuer le goûter dans la salle à manger puis dans les deux ailes. Ensuite on débarrasse et on fait une pause. Enfin, moi je reste avec l’IDE, elle m’explique quelques trucs puis on va pauser.
17h30 : on change les piétons qui vont dîner au lit, il n’y en a pas énormément.
18h : on distribue le dîner dans la salle à manger et dans les ailes. On n’est pas beaucoup mais on a moins de retard qu’hier …
19h15 : on débarrasse, on va coucher les résidents qui étaient dans la salle à manger, on les prépare tous à dormir et je dis au revoir aux résidentes de l’aile où j’ai travaillé pendant 4 semaines déjà. J’ai le cœur lourd et les larmes aux yeux, je ne suis pas douée pour les adieux, on ne se rend pas compte à quel point on s’attache facilement à ces personnes. Ces personnes qui vous affectionnent, qui dépendent de vous, et pour qui vous êtes la seule porte vers l’extérieur. Certaines dames me disent : « on va vous regretter », « on s’était habitués à vous, vous êtes si gentille », « bonne continuation ma p’tite chérie », « soyez bénie mon enfant », « tu reviendras ? Allez, faut se dire que tu reviendras », une me dit toute fière qu’on l’a félicitée aujourd’hui parce qu’elle a été sage … Et plusieurs m’ont fait la bise …
19h50 : le boulot est terminé, les au revoir sont dits, je réprime mes larmes, ce n’est pas facile.
20h : on me laisse partir, mon stage est officiellement fini, je dis au revoir à la petite équipe d’aujourd’hui. Je profite d’être seule dans les escaliers pour laisser couler mes larmes.
On apprend beaucoup dans un stage, et pas seulement des gestes. On apprend à échanger avec des personnes qu’on n’a pas l’habitude de côtoyer, des personnes qui ont toutes eu une vie différente, des personnes qui nous apprennent toutes quelque chose de différent. On se rend compte de l’importance des relations intergénérationnelles. On avait parlé de ça à l’école d’infirmière mais on ne le réalise pas tant qu’on n’y est pas confronté.
Les commentaires récents